Informations en continu

Troubles post-électoraux : la CNDH condamne les actes de violence et appelle les FDS à faire preuve de professionnalisme dans le maintien de l’ordre

Actuniger Société - il y a 5 heures 35 min

Communiqué de presse de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) suite au second tour de l'élection présidentielle du 21 février 2021.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA COMMUNAUTE DES ETATS SAHELO-SAHARIENS (CEN-SAD)

Tamtaminfo - il y a 6 heures 29 min

La communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) suit avec préoccupation les derniers développements de la situation socio-politique au Niger consécutive a la tenue du 2eme tour de l’élection présidentielle du 21 Février 2021.

La CEN-SAD note que ce second tour a été organise avec la participation de l’ensemble des parties prenantes au processus électoral en particulier au sein de l’opérateur unique qu’est la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Elle note également que l’ensemble des observateurs nationaux et internationaux ont exprimé leur satisfaction quand a la bonne organisation et au bon déroulement du scrutin. 

Aussi, la CEN-SAD appelle l’ensemble des acteurs, notamment les candidats à l’élection présidentielle, les partis politiques et les organisations de la société civile, à prendre la mesure de l’admiration qu’a suscité le processus électoral nigérien en Afrique et au-delà et a inscrire leurs actions dans le cadre des lois et institutions de la République prévues pour gérer d’éventuelles contestations et a préserver ainsi, autant l’image du Niger, que la concorde nationale et le vivre ensemble harmonieux.

Par la CEN-SAD

Coupure d’internet et Tensions post-électorales au Niger : Que mijote le régime sortant ? (par Africtivistes)

Actuniger Société - il y a 7 heures 25 min

Dans une déclaration publiée le 25 février 2021 et que nous publions l’intégralité dans cet article, la Ligue des Blogueurs et Cyber-Activistes Africains pour la Démocratie (Africtivistes) appelle au calme et exhorte l’Etat nigérien à respecter la liberté d'opinion et à manifester leur désaccord; a garantir les principes de justice et d’égalité des différents camps et s’assurer que la vérité des urnes soit respectée.

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L’air du temps : impérieux devoir de préserver la Paix

Tamtaminfo - il y a 7 heures 34 min

On l’a dit et répété à maintes reprises : rien, absolument rien !, ne vaut mieux que la paix dans un pays ! Cette semaine, avec tous les accès de troubles qui secouent les quartiers de la capitale après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle, les Niaméens mesurent toute la portée et la pertinence de cette assertion. 

Il se trouve que depuis mardi dernier, l’atmosphère est devenue exécrable, voire irrespirable, à Niamey. Non pas seulement du fait des relents du gaz lacrymogène et des bouées de fumée noire des pneus brulés qui se répandent dans presque tous les quartiers, mais surtout à cause du spectre de la crainte et de l’insécurité qui plane sur la tête de tout un chacun.

En effet, dans presque tous les quartiers périphériques, des hordes de bambins armés de pneus usés, de bâtons, de cailloux et autres projectiles, sèment le désordre et la terreur. A travers des scènes de ‘’guerre des pierres’’ dignes de l’intifada à la palestinienne, ils jouent au chat et à la souris avec les forces de l’ordre en brûlant des pneus sur les carrefours et au milieu des boulevards, endommageant ainsi les infrastructures routières chèrement acquises.

S’y ajoutent aussi ces interminables échauffourées se traduisant par le caillassage, à coups de bâtons et de pluie de projectiles, de véhicules et de bâtiments, aussi bien administratifs que privés. C’est dire à quel point la quiétude sociale est gravement ébranlée dans cette paisible cité qu’est Niamey.

Et voilà qu’aujourd’hui, à cause de ces manifestations intempestives, les rues de Niamey ne sont plus sûres. Pour les automobilistes qui doivent aller d’un point à l’autre de la ville, le parcours prend le ton d’un voyage incertain, avec tout le risque de tomber sur des bandes de jeunes qui n’hésiteront pas à démolir votre voiture ou carrément à l’incendier. Dans cette atmosphère étouffante de peur qui règne sur la ville, certains n’ont pas d’autre choix que de se terrer à la maison.

Et ceux qui doivent sortir malgré eux prennent d’abord la précaution d’appeler des amis se trouvant dans d’autres quartiers pour s’informer sur les zones à risque. Pour les Niaméens habitués à vivre dans la tranquillité et la paix, ce phénomène du ‘’règne de la terreur’’ n’a que trop duré. Aussi, partout, dans les mosquées et les maisons, les Nigériens prient sans cesse pour un  retour rapide à l’apaisement.

Devant la gravité de l’heure, il revient ainsi aux forces politiques en présence de trouver, pendant qu’il est temps, les solutions idoines pour baisser le ton et privilégier la concertation et le recours aux moyens légaux permettant d’estomper cette crise postélectorale qui bouillonne. Car, quoi qu’il en soit, toute crise peut se résoudre autrement que par la violence.

Voilà pourquoi, au nom de tous nos concitoyens, nous appelons l’ensemble de la classe politique à un ultime sursaut de patriotisme et de responsabilité, pour éviter de plonger notre pays dans une impasse politique pouvant dégénérer en une véritable source de malheurs et de souffrances pour ce peuple nigérien épris de paix. Puisse cet appel être entendu…

Par Assane Soumana (ONEP)

Communiqué de Presse de la Commission Nationale des Droits Humains

Tamtaminfo - il y a 7 heures 43 min

Notre pays a organisé le Dimanche 21 Février 2021, le second tour de l’élection présidentielle qui s’était déroulé dans un climat apaisé et de sérénité, un comportement citoyen qui honore le peuple nigérien.
C’est le lieu ici, de féliciter l’ensemble du peuple nigérien qui tout comme aux précédents scrutins, a su faire preuve de sa maturité politique à la grande satisfaction de la CNDH qui, à travers son comité des Sages avait mené des missions de sensibilisation partout dans les régions et à travers les médias publics et privés pour la tenue d’élections apaisées.

Pourtant, le 23 février 2021, contre toute attente et consécutivement à la
proclamation par la CENI des résultats globaux provisoires des groupes de
jeunes filles et garçons se sont adonnés de façon délibérée à des actes de
vandalisme ciblés, contre des édifices publics et privés ainsi qu’à des actes de menaces et d’atteinte à l’intégrité physique à l’encontre de paisibles citoyens dans la ville de Niamey.

Ces attroupements avaient pris naissance aux alentours du rond-point Gadafawa, avant de s’étendre sur d’autres points névralgiques de la capitale et certaines villes du pays. Les bilans matériel et humain sont considérables: deux morts et plusieurs blessés, plusieurs véhicules de l’administration et ceux appartenant à des particuliers caillassés et ou incendiés, des boutiques pillées, des numéraires frauduleusement soustraits et des habitations appartenant à des personnalités incendiées, dont celle du journaliste correspondant en francais de RFI. Tout ceci constitue de graves violations des droits de l’Homme et de la liberté de la presse.

Aussi, profondément préoccupée par cette situation inédite, la Commission
Nationale des Droits Humains (CNDH) conformément à ses prérogatives
constitutionnelles, condamne avec la plus grande fermeté ces actes de violence et de vandalisme perpétrés par ces groupes d’individus.

En effet, de la Conférence Nationale Souveraine à nos jours, soit en 30 ans de démocratie, le Niger a organisé plusieurs scrutins tant référendaires, locaux, législatifs que présidentiels, mais il n’a jamais connu un tel regain de fracture sociale, de haine et de violence en matière électorale.
C’est pourquoi, la CNDH:

Lance un appel pressant d’abord à l’endroit de toutes les citoyennes et tous les citoyens épris de paix et de justice afin qu’ils s’abstiennent et bannissent tout comportement contraire à l’état de droit et à la cohésion sociale.

Le Niger est une Nation, dont ses composantes sont animées par une réelle volonté commune de vivre ensemble, un moule dans lequel sont censés se fondre et se cristalliser toutes les filles et tous les fils de notre pays. Notre histoire sociopolitique le confirme.

Lance également un vibrant appel aux deux (2) candidats arrivés en tête du 2nd tour de l’élection présidentielle afin qu’ils privilégient chacun, les voies de recours légaux comme seul et unique moyen de règlement des contentieux électoraux et qu’ils invitent également, de façon solennelle leurs militants ainsi que ceux de leurs partis alliés respectifs, au calme et à l’apaisement. La Démocratie et l’Etat de Droit ne peuvent jamais s’accommoder d’un recours à la justice privée et à la violence.

Demande aux Forces de Défense et de Sécurité de faire preuve de mesure et de professionnalisme, pour un maintien de l’ordre respectueux des Droits de l’Homme.

Demande aux Autorités Judiciaires, que force reste à la loi et rien qu’à la loi en mettant toujours en avant le respect des Droits de l’Homme.

Enfin, demande à l’Etat de mettre en place une commission indépendante de collecte de dégâts commis afin que les victimes puissent être indemnisées.

En outre, la CNDH présente ses condoléances et sa compassion aux familles endeuillés. Elle souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Fait Niamey le 25 Février 2021

Par Le Président la CNDH

Soupçonné d’incitation à la violence et activement recherché, Hama Amadou s’est présenté à la Police Judicaire (PJ)

Actuniger Société - il y a 7 heures 49 min


Activement recherché depuis deux(2) jours, l’opposant Hama Amadou s’est rendu ce vendredi en fin de matinée et en compagnie de deux (2) ses avocats, dans les locaux de la Police judiciaire. Selon ses proches, l’autorité morale du MODEN/FA Lumana veut entendre de lui-même les raisons de sa recherche par les autorités. La veille, le ministre de l’Intérieur a pourtant indiqué que l’opposant est activement recherché suite aux propos qu’il aurait tenu durant la campagne électorale et qui seraient, selon les autorités, à la base des violentes manifestations qui ont suivi la proclamation par la CENI, mardi dernier, des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle.

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Conférence de presse du ministre de l’Intérieur, Alkache Alhada sur les violences survenues à Niamey: Nous n’accepterons jamais que des pyromanes sapent les fondements de notre Nation.

Tamtaminfo - il y a 10 heures 20 min

Deux (2) morts, 468 personnes interpellées et plusieurs instigateurs des violences activement recherchés dont le chef présumé a été nommément cité par le Ministre de l’Intérieur, il s’agit de l’opposant Hama Amadou. D’après des sources dignes de foi, sa résidence principale a été encerclée hier par les forces de l’ordre, mais comme à son habitude, il a réussi pour le moment à échapper aux mailles des filets.

Le ministre Alkache Alhada n’a pas mis de gants pour indexer le politicien pyromane, qui a galvanisé les foules et mis de l’huile sur le feu dès avant le début de la campagne électorale. Il a rappelé la déclaration de Hama Amadou du 29 août 2020, lorsqu’il demandait ‘’de créer une alternance avant la tenue des élections de décembre 2020’’. Alkache Alhada s’est posé la question de savoir, comment peut-on créer une alternance avant les élections, autrement que par la force, par un coup d’Etat.

Poursuivant sa démonstration d’un complot savamment orchestrée pour déstabiliser les institutions de l’Etat, le Ministre Alhadé a ressorti déclaration faite par Hama Amadou, lorsqu’il disait que si sa candidature à la présidentielle n’est pas validée par la Cour Constitutionnelle, ce qui était arrivé au Mali, arrivera au Niger. Et comme tout le monde le sait, il y a eu un coup d’état militaire au Mali. C’est cela son souhait a ajouté le ministre de l’Intérieur.

 En effet, son agenda était de créer les conditions d’une insurrection, pour que le Niger se transforme en Mali, or, a dit, le M. Alkache Alhada il a ignoré que le contexte n’est pas le même. Le Niger est profondément attaché à la démocratie et ne se laissera pas piéger par ce genre de propos va-t-en-guerre.

Poursuivant sa démonstration, le ministre Alkache Alhada n’a pas manqué de rappeler les propos nauséabonds et irresponsables tenus par le Néron de la politique nigérienne lors d’un meeting à Téra, qui résonnent comme un appel au meurtre.

Ce genre de propos ont été tenus par l’intéressé, durant toute la campagne électorale et pire il a appelé ses « moutons de panurge » à faire le distinguo entre le candidat noir et le candidat blanc.

Ces propos racistes et xénophobes dignes des racistes blancs au temps de l’apartheid en Afrique du Sud ont été tenus devant une foule en liesse par le Messie de malheur.

Le ministre a souligné que c’est la première fois, au Niger, « qu’un homme politique tient des propos aussi abjects qu’inacceptables en termes de xénophobie, de racisme et qui tendent à opposer blanc et noir au Niger ».

Pour le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses et Coutumières, M. Alkache Alhada, force restera à la loi et elle s’appliquera à tous dans toute sa rigueur.

Le bilan des violences survenues s’établit pour le moment à deux (2) morts et d’importants dégâts matériels. 468 personnes ont été interpellées et d’autres instigateurs de ces violences, en fuite, sont activement recherchés par la Police Nationale.

Parmi les deux morts, on déplore, la mort du garde rapproché de M. Seyni Oumarou qui a été alors qu’il défendait le domicile du  Président Seini Oumarou que des excités voulaient brûler et le second mort serait un malade d’épilepsie, qui aurait succombé après avoir piqué une crise.

Il y a aussi les destructions d’infrastructures publiques et privées, des menaces et des intimidations des citoyens par ceux-là qui se disent démocrates, par l’entremise des jeunes gens.

La maison de notre confrère, Moussa Kaka, journaliste correspond de RFI qui a été brûlée, non pas par des enfants de 13 ou 14 ans mais plutôt par ceux qui les ont envoyés. Tamtaminfo apporte tout son soutien au confrère et condamne avec véhémence cette façon rétrograde de vouloir accéder au pouvoir par tous les moyens.

Au-delà des enfants pilleurs manipulés, les personnalités politiques à l’avant-garde de cette insurrection sont responsables des pillages des boutiques, des stations-services et elles en assumer toutes les conséquences.

D’après le Ministre Alhada, une évaluation sera faite et les fauteurs de troubles et autres instigateurs payeront. « Tous les actes qu’ils ont posés sont des actes répréhensibles, les auteurs, co-auteurs, complices, instigateurs des violences, de l’intérieur comme ceux de l’extérieur, par ce qu’il y a des gens qui les ont même financés, tous vont répondre devant la loi. Des dossiers sont en préparation et ils vont payer ».

Il a enfin indiqué qu’ils n’accepteront pas que ‘‘les efforts du Niger, qui est bien lancé dans le processus démocratique et dans le renforcement des Institutions républicaines, soient annihilés par des personnes, sans foi ni loi’’.

Lors de cette conférence de presse,  M. Alkache Alhada a indiqué que les jeunes, qui composent essentiellement les émeutiers, ont été poussés par certains responsables politiques.

Comment peut-on expliquer que le candidat Mahamane Ousmane, lui-même ait opté pour la voie légale en choisissant de recourir à la cour constitutionnelle pour d’ éventuelles revendications, mais que ceux qui disent le soutenir, eux, choisissent la voie de la violence.

Notre pays est un pays de grand brassage et ce brassage a été hérité de longue date et les Nigériens ont assumé cette histoire, à travers notamment des relations ancestrales, qui ont permis aux uns et aux autres de vivre en symbiose et en parfaite harmonie, sur la base des valeurs humanistes, solidaires, auxquelles s’attache le peuple nigérien et qui fondent le Niger.

Nous n’accepterons jamais que des pyromanes sapent les fondements de notre Nation.

Par Ibrahim Aghali (Contribution Web)

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