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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 10 JUILLET 2020

Tamtaminfo - il y a 9 heures 15 min

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour, vendredi 10 juillet 2020, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des Ministres. Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

1.1 Projet de décret déterminant la rémunération et les autres avantages accordés au Coordonnateur Technique et au personnel d’appui du Cadre Transitoire Opérationnel de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CTO-CCRS).

Le Cadre Transitoire Opérationnel (CTO) de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), est une structure créée auprès du Président de la République, pour conduire le processus d’opérationnalisation de la CCRS jusqu’à la mise en place effective du Secrétariat Permanent dont le Niger abritera le siège.

Le présent projet de décret est pris en application de l’article 7 du décret n° 2019-561/PRN du 04 octobre 2019, portant création du Cadre Transitoire Opérationnel (CTO) de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS). L’adoption du présent projet de décret permettra au personnel du CTO de mener à bien ses missions.

1.2 Projet de décret modifiant et complétant le décret n° 2017-668/PRN du 02 août 2017, portant approbation des statuts du Fonds d’investissement pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN).

Le Fonds d’Investissement pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN) est un établissement public de financement créé par décret n° 2017-665/PRN du 02 août 2017, pour promouvoir l’investissement public et privé dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et du développement agricole durable à travers des instruments financiers adaptés, permettant une meilleure exploitation du potentiel agricole national et l’amélioration des revenus des producteurs. Le présent projet de décret modifie l’article 20 (nouveau) du décret n° 2017-668/PRN du 02 août 2017, portant approbation des statuts du FISAN, afin de mettre en harmonie la procédure de nomination des responsables de cet établissement public avec celle usitée dans les autres établissements publics du pays.

II. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet d’ordonnance portant prorogation de l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire de la République du Niger.

La crise sanitaire majeure que traverse notre pays, due à la pandémie la Covid-19 a conduit le Gouvernement à recourir aux mesures pertinentes prévues par la Constitution, notamment celles relatives à l’état d’urgence.

C’est ainsi que par décret en date du 27 mars 2020, le Gouvernement a proclamé l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire de la République du Niger pour faire face à cette menace pour la santé de la population.

En raison de la persistance de ce phénomène et de son caractère éminemment pathogène et contagieux, le Gouvernement a décidé de la prorogation de l’état d’urgence pour une nouvelle période de trois (03) mois à compter 12 juillet 2020.

Le présent projet d’ordonnance est pris conformément à la loi n° 2020-030 du 02 juillet 2020, habilitant le Gouvernement à prendre des Ordonnances pendant l’intersession parlementaire et ce, après avis de la Cour Constitutionnelle.

III. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGENEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant adoption de la Politique Nationale en Science, Technologie et Innovation du Niger (POSTINI).

La science, la technologie et l’innovation (STI), constituent les moteurs de la croissance socio-économique.

Les sociétés qui ont trouvé des solutions adéquates à leurs multiples défis de développement ont dû privilégier les connaissances et les compétences scientifiques, la technologie et ont fait la promotion de la culture de l’innovation.

Le continent africain, bien que regorgeant de ressources naturelles et de compétences humaines sûres, n’a pas pu investir conséquemment dans la Science, la Technologie et l’Innovation.

C’est pourquoi, les Ministres africains chargés de la science, de la technologie et de l’innovation, réunis à Nairobi le 03 avril 2012, se sont engagés à élaborer et à mettre en œuvre des politiques, des stratégies et des plans d’actions de Science, de Technologie et d’Innovation (STI) aux niveaux régional et national. Mieux, ils s’engagent à intégrer les STI dans leurs plans respectifs de développement.

Par la suite, la CEDEAO a édicté à Yamoussoukro le 29 juin 2012, la directive n° A/DIR.1/06/12 allant dans le même sens et qui a pour objectif global de favoriser la coopération et de parvenir à un développement économique et social durable à travers la mise en œuvre d’une politique « science, technologie et innovation » pour satisfaire les besoins actuels et à venir des peuples et leur garantir une meilleure qualité de vie.

Le présent projet de politique nationale en matière de Science, de Technologie et d’Innovation, vise à honorer l’engagement du Niger et à mettre la science, la technologie et l’innovation au service du développement de notre pays.

La mise en œuvre de la POSTINI vise notamment :

– le développement du cadre institutionnel des politiques en matière de Science, de Technologie et d’Innovation ;

– le renforcement de l’enseignement de la science, de la technologie et de l’innovation ;

– la création des centres d’excellence de formation, de la recherche et de l’innovation en sciences et technologies.

IV. AU TITRE DU MINISTERE DU TOURISME ET DE L’ARTISANAT.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

4.1 Projet de décret portant création d’un Etablissement public à caractère administratif dénommé «Agence de Promotion du Tourisme du Niger» en abrégé (APTN).

L’ordonnance n° 99-009 du 13 mai 1999, portant création d’un Etablissement Public à caractère Professionnel dénommé « Centre Nigérien de Promotion Touristique » a été prise pour doter le Niger d’un cadre institutionnel de promotion du tourisme.

Après plus d’une vingtaine d’années d’activités, il s’est avéré que la gestion du centre est caractérisée par un dysfonctionnement qui a conduit le Gouvernement à repenser son cadre institutionnel de promotion du tourisme.

C’est ainsi qu’après l’abrogation de l’ordonnance susvisée par la loi n° 2020-020bis du 03 juin 2020, fixant les règles de création des catégories des Etablissements Publics, la création l’Agence de Promotion du Tourisme du Niger (APTN), établissement public à caractère administratif», intervient pour donner un nouveau souffle au secteur touristique au Niger.

4.2 Projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence de Promotion du Tourisme du Niger (APTN). Le présent projet de décret est pris conformément à article 7 du décret portant création l’Agence, qui dispose que « les statuts de l’APTN sont approuvés par décret pris en Conseil des Ministres. » Il traite principalement de la composition, des attributions et du fonctionnement des différents organes, ainsi que des modalités de nomination de leurs responsables.

Le présent projet de décret permettra de doter le Niger d’un cadre pérenne de promotion du tourisme à travers notamment l’amélioration de la qualité des services et des prestations touristiques.

V. MESURES NOMINATIVES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

• Monsieur Issaka Nouhou Mounkaïla, directeur administratif, Mle 115187/A, est nommé directeur du département de la conformité et des affaires juridiques de la Haute Autorité du Waqf.

• Docteur Hamid Algabid, est nommé président du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf ;

Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf :

• Monsieur Boubacar Zakari Wargo, est nommé membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant du Cabinet Civil du Président de la République ;

• Monsieur Bachirou Issaka, conseiller principal du Président de l’Assemblée Nationale, est nommé membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant de l’Assemblée Nationale ;

• Madame Rakiatou Chaoulani, conseillère technique au département économie et finance au Cabinet du Premier Ministre, est nommée membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant du Premier Ministre ;

• Monsieur Kader Amadou, directeur général des opérations financières et des réformes au Ministère des Finances, est nommé membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant du Ministre chargé des Finances ;

• Madame Djibrilla Halimatou Souley, directrice de la dette publique au Ministère des Finances, est nommée membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant du Ministre chargé des Finances ;

• Monsieur Zaneidou Ousmane, directeur général des cultes au Ministère en charge des Affaires Religieuses, est nommé membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant du Ministre chargé des Affaires Religieuses ;

• Monsieur Idé Moussa, conseiller à la Cour de Cassation, est nommé membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant du Ministre chargé de la Justice ;

• Monsieur Abdoul Razak Maman Dan Rani, secrétaire général adjoint au Ministère en charge de la Protection Sociale, est nommé membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant du Ministre chargé de la Protection Sociale ;

• Monsieur Abdoul Aziz Mahamadou, directeur de la législation au Ministère en charge des Domaines, est nommé membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant du Ministre chargé des Domaines ;

• Docteur Fatchima Mayaki, conseillère au Conseil Economique, Social et Culturel, est nommée membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf, représentant du Président du Conseil Economique, Social et Culturel ;

• Monsieur Ben Salah Hamoudou Ali, ancien Ministre, est nommé membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf ;

• Madame Souleymane Gambo Mamadou, inspectrice principale du trésor à la retraite, est nommée membre du conseil d’orientation et de contrôle de la Haute Autorité du Waqf.

AU TITRE DU MINISTERE DU TOURISME ET DE L’ARTISANAT

• Madame Abdou Malam Chafo Aïssa Moussa, inspectrice principale de contributions diverses, Mle 57757/X, est nommée inspectrice des services, au Ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

• Madame Rabo née Yahaya Moussa Bibata, directeur administratif, Mle 112068/S, est nommée directrice de la normalisation des professions touristiques, au Ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

• Madame Abdourahmane Aïcha Saley Moussa, directeur administratif, Mle 112063/L, est nommée directrice du patrimoine touristique et hôtelier, au Ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES, DE L’URBANISME ET DU LOGEMENT

• Monsieur Chékaraou Mahamadou, ingénieur en chef des travaux publics et mines, Mle 54894/F, est nommé conseiller technique du Ministre des Domaines, de l’Urbanisme et du Logement.

• Monsieur Assoumane Oumarou, ingénieur général des travaux publics, Mle 71238/E, est nommé conseiller technique du Ministre des Domaines, de l’Urbanisme et du Logement.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES

• Monsieur Abdoulaye Boureima Boubacar, contrôleur adjoint des postes et services financiers, est nommé membre de la délégation spéciale de la Commune rurale de Youri, en remplacement de Monsieur Sanda Oumarou.

VI. COMMUNICATIONS. Le Conseil des Ministres a entendu cinq (05) communications :

1°) communication du Ministre de la Santé Publique relative à la situation de la Pandémie de la COVID-19.

A la date du 09 juillet 2020 la situation épidémiologique de la pandémie liée à la COVID-19 au Niger se présente comme suit :

A SITUATION DU CONFINEMENT

– Total cas contacts : 9076 ;

– Total cas confinés : 13 827 ;

– Total cas sortis du confinement : 12 920 ;

– Total cas en cours de confinement : 907.

B SITUATION DES TESTS DE DEPISTAGE

8 509 Tests réalisés à l’issue desquels :

– 1097 cas sont confirmés ;

– 68 décès sont enregistrés ;

– 976 patients sont sortis guéris ;

– 53 patients sont sous traitement, dont 1 patient en réanimation.

La situation épidémiologique de la pandémie liée à la COVID-19 connaît une évolution favorable au Niger avec un coefficient de transmission (Ro) de 0,239.

C. ACTIVITES MENEES DANS LE CADRE DE LA PREVENTION ET DU CONTROLE DES INFECTIONS

– désinfection des résidences, des lieux de cultes, des établissements scolaires et sanitaires et des compagnies de transports ;

– destruction des déchets ;

– gestion des dépouilles mortuaires ;

– désinfection des mains et des bagages, contrôle de température de 2977 passagers depuis la fermeture des aéroports ;

– création des zones de triage dans les formations sanitaires ;

– formation du personnel de santé ;

– mise en place des équipements de protection individuelle dans les formations sanitaires ;

– mise en place des équipements de protection individuelle au profit des populations avec un accent particulier sur la production locale des gels hydro alcooliques, sur les dispositifs de lavage des mains et sur la fabrication de masques grand public.

D. Gestion Sanitaire de la COVID-19 par le Gouvernement Pour faire face à la pandémie, le Gouvernement a élaboré un plan de riposte autour des 6 axes majeurs suivants :

– le renforcement de la coordination ;

– le renforcement de la surveillance épidémiologique ;

– le renforcement des capacités des services de santé ;

– la prévention et le contrôle de l’infection ;

– le renforcement de la communication de risques et engagement communautaire ;

– l’interruption de la chaîne de transmission ;

Il convient de rappeler que le Gouvernement a, dans le cadre de la lutte contre cette pandémie, proclamé l’état d’urgence sanitaire sur toute l’étendue du territoire national depuis le 27 mars 2020.

E. Appuis des Partenaires Techniques et Financiers et des Bonnes Volontés.

– d’importants dons en nature reçus de plusieurs partenaires nationaux et internationaux, notamment les réactifs, les produits de désinfection et des équipements de protection ;

– des appuis dans la mise en œuvre des autres activités prioritaires de santé notamment, la campagne MILDA, les campagnes CPS, polio et rougeole.

F. Leçons à tirer :

La crise de la covid-19 a révélé : ­

le potentiel du Niger en matière d’innovation, de créativité, de réactivité et de proactivité. ­

la forte capacité d’adaptation de la population à la rupture de certaines normes sociales ; ­

la résilience du système de santé du Niger malgré la modestie de moyens.

2°) une communication du Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage sur le plan de campagne agropastorale d’hivernage 2020 et le programme de cultures irriguées 2020-2021.

Le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a élaboré en mai 2020 un plan de campagne agropastorale pluviale et un programme des cultures irriguées pour accroitre l’offre des produits alimentaires au Niger.

Cependant, au vu de la situation peu reluisante de la campagne agropastorale d’hivernage, ce plan de campagne a été révisé à la hausse pour tenir compte de la sécheresse qui sévit, des risques d’inondations, de la prolifération des ennemis des cultures et de la menace d’une invasion de criquets pèlerins, auxquels s’ajoute également le risque de mortalité du cheptel.

Le programme de culture irriguées a également a été réévalué pour permettre de renforcer la production agricole, de résorber un éventuel déficit céréalier de la campagne agropastorale d’hivernage en cours et de soutenir la population pendant la période de soudure.

3°) une communication du Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé relative à l’attribution d’un marché entente directe avec mise en concurrence pour l’acquisition de 2600 tonnes de sucre granulé.

Ce marché d’un montant d’un milliard deux cent quatre-vingt-trois millions neuf cent quarante mille (1 283 940 000) Francs CFA hors taxes a pour attributaires provisoires les Etablissements AGIMEXCO NIGER et les Etablissements OMAROU HASSANE RABILOU, avec un délai moyen d’exécution de quinze (15) jours.

Cette communication est faite à titre d’information, conformément aux dispositions de l’arrêté n° 0107/PM/ARMP du 1er août 2019, fixant les seuils dans le cadre de la passation des marchés publics qui dispose en son article 13 :« Tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA hors taxe sur la valeur ajoutée doit faire l’objet d’une communication préalable en Conseil des Ministres de la part du Ministre en charge du secteur concerné ».

4°) une communication du Ministre du Tourisme et de l’Artisanat sur l’élaboration du Schéma Directeur d’Aménagement Touristique (SDAT) du Niger.

L’objectif global du Schéma Directeur d’Aménagement Touristique est de contribuer au développement durable du tourisme au Niger afin de mieux valoriser son potentiel et de fournir les orientations nécessaires dans la mise en œuvre de la stratégie sectorielle.

5°) une communication de la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant sur la participation du Niger au 10ème congrès de l’Organisation Panafricaine des Femmes (OPF) tenu à Windhoek en Namibie du 26 au 28 février 2020.

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Fait à Niamey, le 10 juillet 2020

Le Secrétaire Général du Gouvernement M. ABDOU DANGALADIMA

Entretien Exclusif Mohamed Moussa, DG (ASECNA) : « Notre agence garantit la circulation aérienne plus flexible et permet aux compagnies aériennes d’économiser en carburant »

Tamtaminfo - il y a 9 heures 19 min

En exclusivité, notre agence de presse livre ici l’entretien exclusif que lui a accordé le DG l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar sortant ? de l’ASECNA, non sans que ce dernier ne décline enjeux et perspectives attachés à la gestion du ciel africain tout en permettant aux états-membres de disposer de ressources humaines aguerries pour l’aiguillage et éviter ainsi à ceux-ci des catastrophes aériennes onéreuses à plus d’un titre.

(App) -Arrivant au terme de votre mandat, quel bilan pouvez-vous en dresser ?

Mon bilan peut être bâti sur les quatre axes suivants :

Au plan technologique et de l’exploitation,

– la mise en œuvre du guidage radar qui permet aujourd’hui à l’Agence de rendre un service de contrôle de la circulation aérienne plus flexible et de permettre aux compagnies aériennes d’économiser en carburant ;

– la mise en œuvre de l’ADS-B qui permet d’assurer la surveillance de l’ensemble de l’espace aérien (16 millions de kilomètres-carrés) géré par notre Agence ; ce qui a valu à l’ASECNA la reconnaissance de la faitière mondiale des fournisseurs de service de navigation aérienne (CANSO) ;

– les études très avancées dans la mise en œuvre du SBAS qui a amené l’OACI à ériger l’ASECNA en fournisseur de services SBAS pour l’Afrique ;

Au plan stratégique, la promotion du Ciel Unique Pour l’Afrique (CUPA) qui va permettre à terme d’unifier tout l’espace aérien africain en termes de contrôle de la navigation aérienne ;

Au plan des ressources humaines et des relations professionnelles, un bilan social très apprécié ;

Au plan financier, la remise à flot des finances de l’Agence qui, il est bon de le rappeler, étaient mal en point à ma prise de fonction en janvier 2017. Ceci a comme corollaire la confiance retrouvée des bailleurs de fonds avec le financement en cours du PSE 2018-2022 qui se chiffre à plus de 400 milliards de FCFA.

(App) -Au demeurant ce terme induit l’ouverture d’un nouveau mandat qui appelle des candidatures plurielles et dont la vôtre, pensez-vous pouvoir en briguer un supplémentaire ?

Je tiens tout d’abord à remercier le Président de la République du Niger, Son Excellence Issoufou Mahamadou, pour la confiance renouvelée en ma modeste personne, en présentant ma candidature pour briguer un second mandat à la tête de l’Agence. Mes remerciements vont également à l’endroit de Son Excellence le Président Macky Sall, Chef de l’Etat du Sénégal et de Son Excellence Umaro Sissoco Embaló, Chef de l’Etat de la Guinée Bissau pour leurs décisions de parrainer ma candidature.

Le choix et le parrainage de ma personne pour briguer à nouveau la direction générale de l’ASECNA découle d’une satisfaction des résultats de mon mandat en cours, par les trois chefs d’Etat. Compte tenu de ces considérations, je me vois boosté pour briguer un deuxième et dernier mandat afin de consolider l’encrage panafricain de l’Agence, asseoir définitivement la mission de fournisseur de service SBAS pour l’Afrique et enfin poursuivre le renforcement des fondamentaux économiques et financiers de l’Agence, notamment dans la période de l’après covid-19. Ce sont trois challenges majeurs, qui à eux seuls, justifient l’intérêt d’un second mandat.

(App) -Au-delà des enjeux diplomatiques généralement de mise et fort de votre expérience, pouvez-vous entrevoir un favori pour le poste que vous occupez jusqu’alors ?

C’est la prérogative des États de désigner, parmi les candidats, celui qui leur paraît le plus qualifié pour conduire l’ASECNA, une organisation internationale qui fait déjà la fierté de l’Afrique dans un domaine stratégique et de haute technologie. Il faut savoir que les notions de compétences, de sens du commandement et de la qualité du projet pour l’Agence sont déterminantes. J’ai l’avantage d’avoir un bilan sur lequel repose le choix de mon pays, le Niger, pour présenter de nouveau ma candidature. En effet, les textes en vigueur prévoient un mandat de quatre (4) ans, renouvelable une seule fois. Avec mes quarante-cinq (45) ans d’expérience aéronautiques, je crois avoir un dossier solide pour relever ce défi. J’en profite pour remercier mes équipes et l’ensemble du personnel de l’ASECNA, qui m’ont aidé à réussir ce premier mandat.

(App) -Peut-on penser que le siège sous régional induise quelque avantage pour un candidat originaire du pays qui l’abrite ?

L’ASECNA ne s’est jamais retrouvée dans l’hypothèse que vous évoquez. Le Sénégal a toujours attaché une très haute importance à l’ASECNA sans avoir jamais eu besoin de présenter de candidat. Et, ceci, bien que les textes ne l’interdisent pas. En tout état de cause, tout candidat doit s’adresser à chaque Etat membre qui dispose du même pouvoir de désignation du Directeur Général que les autres. Chaque pays a une voix. L’élection du directeur général de l’ASECNA est un modèle de démocratie achevée depuis 1998, début du système de candidatures pluralistes. Il y a, à chaque fois, au moins trois candidats et souvent cinq (5) candidats. Lors de mon élection en 2016, il y avait cinq candidats : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Niger. Mon profil avait été jugé parfait et pour la première fois une élection avec plusieurs candidats a été remportée dès le premier tour de vote. J’espère rééditer cet exploit.

(App) -Avec la pandémie de la covid-19, le trafic aérien a été fortement perturbé, peut-on envisager qu’il devienne rapidement saturé avec la reprise des vols commerciaux dans bon nombre de vos pays membres qui ont également adopté la libération de leur espace aérien ? Dans cette éventualité, qu’envisage de faire votre organisme commis à l’aiguillage du ciel ?

L’ASECNA est prête à tout moment pour une pleine reprise du trafic aérien. Nous avons le personnel qualifié qu’il faut ainsi que les équipements techniques adéquats. Une saturation du trafic aérien n’est donc pas envisageable à court moyen et long terme.

D’ailleurs, depuis et malgré le déclenchement de cette pandémie, nous avons continué d’assurer, avec régularité et professionnalisme, notre mission régalienne de fourniture de service de sécurité de la circulation aérienne dans la totalité des espaces aériens confiés par le Etats membres.

Entretien mené par Nyobe Nyobe pour (App)

A PROPOS DES ELECTIONS LOCALES: La question des élections locales est à la une de l’actualité.

Tamtaminfo - il y a 9 heures 25 min
IMAGE D’ILLUSTRATION

Il y a donc lieu de se demander qu’est-ce qui peut être à la base d’une telle effervescence, lorsqu’on sait que l’expérience de la gouvernance locale depuis la communalisation intégrale du territoire, est loin d’être reluisante. Pour preuve, les multiples irrégularités constatées par les organes de contrôle de l’Etat, dans la gestion financière, comptable et foncière, voire dans le fonctionnement général des communes. 

Si en dépit d’un tel constat, les partis politiques donnent de la voix sur la nécessité ou non de procéder aux élections locales avant les élections présidentielle et législatives, c’est que la raison est ailleurs.                                                                                                                                                                      A chacun de la trouver.                                                                                                                                          Ce dont je suis convaincu, c’est que la gouvernance locale a peu répondu aux objectifs de promotion du développement local, sensé faire des communes des facteurs de richesse, à travers les relations villes-campagnes.

En effet, combien sont-elles les communes, où les budgets sont élaborés sur des données fiables, où le dispositif de recouvrement est efficient, où les dépenses sont effectuées conformément aux recettes, où les impayés sont régulièrement apurés, où les salaires des agents sont régulièrement payés, où les ordures ménagères sont régulièrement ramassées, où les investissements programmés sont réalisés, où la gestion foncière est fiable, où les infrastructures sont entretenues, où les agents bénéficient d’un plan de formation, et où le fonctionnement du conseil municipal est régulièrement assuré ?

Combien sont-elles qui disposent d’un document de planification spatiale ?

Combien sont-elles où les élus locaux sont conscients de leurs rôles, ont une vision du devenir de leurs communes et sont fortement impliqués dans la gestion locale ? 

Combien sont-elles à pouvoir disposer d’une grande capacité d’endettement et d’investissement ? 

Combien sont-elles à disposer d’un bon archivage des documents ? 

Combien sont-elles à pouvoir bénéficier d’une bonne collaboration avec les services déconcentrés de l’Etat et les projets ?

Tant que ces questions n’auront pas été examinées avec toute la lucidité requise, la réalisation des élections locales ne sera que politicienne, quelle que soit la période à laquelle elles auront lieu. 

Il convient plutôt d’envisager une évaluation générale sur l’expérience de la gouvernance locale depuis l’amorce de la communalisation, afin d’apprécier les forces, les faiblesses, les opportunités et les risques. Cette évaluation pourra être axée entre autres sur les aspects suivants :

  • Rappel des compétences dévolues aux communes ; 
  • Organisation et fonctionnement des services ; 
  • Situation des données statistiques ; 
  • Prévisions budgétaires et taux de réalisation ; 
  • Situation des ressources humaines ; 
  • Niveau d’endettement ; 
  • Contraintes et potentialités financières ; 
  • Dispositif de mobilisation des ressources ; 
  • Situation des investissements réalisés ; 
  • Niveau d’entretien des infrastructures et équipements collectifs ; 
  • Situation des impayés ; 
  • Situation de la gestion foncière ; 
  • Nature et évolution des recette et des dépenses ; 
  • Situation des transferts effectifs de la part de l’Etat ; 
  • Planification spatiale et programmation des investissements prioritaires ; 
  • Niveau de collaboration avec les services de l’Etat, les autres collectivités publiques, les sociétés concessionnaires ; 
  • Mesures d’accompagnement par l’Etat, notamment en matière de renforcement des capacités du personnel 

Cette évaluation permettra ainsi de dégager un consensus général sur la problématique de la gouvernance locale, d’envisager une vision territoriale et citoyenne du devenir des communes, et de formuler des propositions et orientations en matière de promotion du développement local. Ainsi, toutes les communes pourront disposer d’un document guide devant leur permettre de mieux diagnostiquer, mieux programmer, mieux mobiliser, mieux réaliser et mieux entretenir. 

Il reste entendu que l’accompagnement de l’Etat doit être renforcé en matière de renforcement des capacités des élus, du personnel (y compris les percepteurs) de réalisation d’investissements à effets multiplicateurs, et de contrôle. 

Par IBRO  ALKASSSOUM

58 milliards de fcfa de la banque mondiale pour accélérer le paiement mobile

Tamtaminfo - il y a 9 heures 35 min

Le Conseil d’Administration du Groupe de la Banque Mondiale a approuvé, hier,  mercredi 8 juillet 2020, un financement IDA pour le Niger d’un montant global de l’ordre de 58 milliards de FCFA.

Il s’agit du financement du Projet « Villages Intelligents » pour la croissance rurale et l’inclusion financière, visant principalement à accroître l’accès aux services de téléphonie cellulaire et de services à large bande dans les régions rurales, volet important de « Niger 2. 0 ».  Il aidera également le Niger à répondre à la pandémie COVID-19 en accélérant l’adoption des paiements mobiles réduisant la dépendance à l’argent liquide qui est un agent dans la propagation de l’infection.

Il bénéficiera à un groupe cible d’environ 1, 240,000 habitants dans les 2111 villages cibles, ainsi qu’aux services administratifs dans ces villages. Le gouvernement du Niger,  se réjouit encore une fois du partenariat fructueux avec la Banque Mondiale en phase avec ses priorités du développement particuliement en milieu .

L’écrivain Aboubakari Kio Koudizé a remis vendredi au Président de la République une collection en quatre tomes sur la chronologie politique du Niger de 1850 à 2019

Tamtaminfo - il y a 9 heures 52 min

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a reçu vendredi en fin d’après-midi, 10 juillet 2020, le chercheur et écrivain Aboubakari Kio Koudizé qui lui a remis solennellement une collection de quatre livres qu’il vient de publier.

Cette collection comprend trois tomes de chronologie politique du Niger qui couvre la période de 1850 à 2019 et un autre tome qui recense les grands discours et messages des Chefs d’Etat du Niger de 1958, année de la proclamation de la République à 2018, soit 60 ans de vie républicaine, a indiqué M. Kio Koudizé à l’issue de l’audience.

M. Kio Koudizé a remercié « infiniment » le Président de la République pour « son double et généreux appui : appui moral pour la finition du projet et appui financier pour son impression.»

« Il y a trois ans, en recevant les premiers manuscrits, M. le Président, vous aviez vite perçu l’intérêt de mon projet éditorial et décidé instamment de m’appuyer pour sa réalisation effective », a-t-il affirmé. Ces quatre tomes, qui totalisent 1.744 pages, retracent l’évolution politique du Niger, à travers la présentation succincte des grands événements qui l’ont marqué depuis sa mise en contact avec la puissance colonisatrice jusqu’à nos jours, a expliqué l’auteur.

Ces documents vont être des sources d’information et d’inspiration pour la jeunesse nigérienne et des guides pour tous les acteurs de développement, a-t-il poursuivi.

Source: Presidence de la Republique

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