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Conférence Emigration clandestine au Niger : cas des victimes de Kantché

Emigration clandestine au Niger : cas des victimes de Kantché

Conférence organisée à Paris le 11 Janvier 2014 à Paris

 

Table de séance :

Agali MAINASSARA : Vice Coordonnateur DND-France : Modérateur

Seidik ABBA : Rédacteur en chef de Jeune Afrique : Conférencier

Mamane  Oumarou MAIRAGOUNA : Représentant CDC, Vice-président ANIF: Secrétaire

Nouhou Salifou JANGORZO : Coordonnateur Général DND-Europe : Président

 

La diaspora, la première concernée par ce phénomène, doit s’organiser et faire des propositions concrètes aux autorités afin de réduire les conséquences néfastes de l’émigration clandestine et mieux canaliser l’émigration afin qu’elle soit vecteur de développement pour le Niger. Dans le but de venir en aide aux familles de victimes dans le désert, la diaspora nigérienne (Europe et USA) a tenu une conférence de levée de fonds ce samedi 11 Janvier 2014. Les recommandations suivantes ont été faites :

Venir en aide aux familles des migrants originaires de Kantché décédés dans le désert en octobre 2013

Des organisations de la diaspora nigérienne présentent leurs condoléances au peuple nigérien suite au décès par déshydratation de 92 de nos compatriotes survenu début octobre 2013 dans le Sahara. Les victimes composées en majorité de femmes et d’enfants (ressortissants du département de Kantché) quittaient le Niger pour la recherche de situations meilleures en Algérie.

Sécurité au Sahel: le dilemme cornélien des autorités nigériennes

Rédigé par Moctar KARIDIO

Depuis le coup d’Etat orchestré par le Capitaine Adama Haya Sanogo le 22 mars 2012 contre le régime du Président Amadou Toumani Touré au Mali,  et la conquête du Nord du Mali par des groupes djihadistes et indépendantistes, la République du Mali, dont l’existence même était menacée est devenue un foyer d’insécurité et une grande menace pour la stabilité et la paix au Sahel.  Cette situation est en partie expliquée par la fragilisation de la sécurité au niveau sahélo-saharien, conséquente à la crise en Libye et à sa gestion.

Le Niger, premier pays menacé par la présence de groupes armés dans le territoire autoproclamé de l’Azawad, se trouvait- face à un dilemme cornélien : Aider son voisin le Mali à recouvrer son intégrité territoriale au prix d’une guerre incertaine ou se contenter de sécuriser ses frontières avec le Mali au risque d’assister impuissant à la scission du Mali et à la création, à ses portes d’un Etat mafieux spécialisé dans le trafic de drogue et la monétisation des prises d’otages.

L'intégrité territoriale du Mali sera totale ou ne sera pas

Par Moctar KARIDJO

Il y a tout juste 20 jours, l'armée française lançait une opération militaire pour venir au secours de l'Etat malien qui était, d'après la France, sur le point de s'effondrer, après la conquête par les groupes armés du Nord de la bourgade de Konna. Risque réel de désintégration de l'Etat malien, qui depuis 10 mois ne contrôle qu'un tiers du territoire national, ou stratégie de communication pour légitimer l'intervention française au Mali, les avis sont divergents même si la majorité des Maliens comme des Africains saluent à juste titre l'aide apportée par la France au Mali. Si la France affirme s'être engagée sans intérêt et uniquement pour lutter contre le terrorisme et secourir un pays ami, nombre d'observateurs pensent que la France a agi pour défendre ses intérêts économiques et particulièrement énergétiques dans la région. L'avenir nous éclairera certainement sur les enjeux réels de cette guerre au Mali.

La France en guerre au Mali, ou le retour de l’Afrique Occidentale Française

Par Abdoul-Aziz SAÏDOU

La situation de crise au Mali se maintient et connaît ces jours-ci une évolution pour le moins inattendue. Pendant que les forces armées africaines se préparent, en toute légitimité, mais peut-être en toute prudence et mesure, à s’assumer sur le terrain du défi qui est le leur au Nord du Mali, la grande surprise (qui n’en est pas vraiment une), est la soudaine et brusque intervention armée de la France. Sans mandat légitime autre que la requête d’un gouvernement malien qui lui-même jouit d’une légitimité républicaine contestée, et au nom d’une prétendue volonté d’aider « un pays ami » (?). Pourtant, la France avait elle-même déclaré, auparavant, qu’elle n’aura d’intervention que logistique, et cela en soutien aux forces africaines. Le soutien logistique s’est transformé en combat lourd, aérien et terrestre, en première ligne, et avec un zèle et un auto-démenti qui cache à peine la précipitation et la prétention impérialiste.

L'intérêt national

Le Président Mahamadou Issoufou, dans son discours d’investiture prononcé le 07 avril 2011, a promis de faire renaitre le Niger. Il a promis de bâtir un Niger démocratique et prospère dans lequel le seul critère de promotion sociale sera le mérite.

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