Culture

Les printemps de la jeunesse nigérienne

Jeunes nigériensPar Mamane Oumarou


 

Le printemps est cette période douce où les fleurs des arbres participent à la beauté du paysage. Il est souvent appelé la saison de l’espoir, car il précède l’été et ses jours ensoleillés. En somme, il représente le présent délicieux qui prépare un futur radieux.

Au Niger, comme partout, la jeunesse symbolise le printemps, à travers son état d’esprit et son niveau de maturité. Son état actuel présage du futur de la nation.

Cependant, la nature hétéroclite de la jeunesse nigérienne laisse entrevoir plusieurs printemps, dont il est difficile de savoir, aujourd’hui,

Rôle de la planification familiale sur la réduction de la fécondité au Niger : entre mythes et réalités

Par Harouna Balkissa Brah 

Planification familiale« Il y a plus de 20 ans, le Niger a identifié le contrôle de la croissance démographique comme une priorité dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté. Mais, les taux de natalité sont toujours en train d’augmenter ». The Economist, 2014[1].

Introduction

 

Le Niger détient le record mondial de la fécondité, avec un Indice Synthétique de Fécondité (ISF)[2] de près de 8 enfants en moyenne par femme (FNUAP, 2013). Le premier programme public de planification familiale du pays a vu le jour en novembre 1984. Malgré les efforts consentis, une trentaine d’années après, la fécondité reste toujours élevée, l’objectif de 25% d’utilisation de contraceptifs en 2015 fixé par la politique nationale de planification familiale (2012-2020) n’a probablement pas pu être atteint. En effet, selon les estimations des Nations Unies, en 2015, environ 16% des femmes nigériennes mariées auraient utilisé une méthode de contraception quelconque, et 10% parmi elles, auraient eu recours à une méthode moderne de contraception.

Le fatalisme, un frein au développement du Niger

Les Nigériens se sont abandonnés au fatalisme sous l’effet conjugué des aléas de la nature, de l’enfermement, de l’ignorance et d’une certaine conception de l’Islam qui rejette la responsabilité de nos actes sur Allah. Ce fatalisme et la passivité qu’il engendre freine sérieusement notre développement et constitue une menace pour demain. Une action à long terme via le système éducatif doit être envisagée pour apprendre aux nigériens à aller au devant de leur avenir et à se réapproprier la gestion de leur présent et du futur. A court terme, l’élite musulmane du pays doit clarifier la position de l’Islam sur ce phénomène et sensibiliser en conséquence tout en sévissant  contre les imposteurs.

Le fatalisme, c’est cette attitude de passivité devant les évènements, dont on estime le cours irrésistiblement fixé. L’homme y perd son libre arbitre et l’abandonne au profit d’une puissance supérieure en l’occurrence divine qu’il estime dominer et régir l’univers à sa guise et de manière active et imprévisible.

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