Informations en continu

Le réseau comptable du Trésor public nigérien est redevable au réseau comptable de la poste…

Tamtaminfo - il y a 10 heures 30 min

En effet, au moment des vaches laitières au moment où le réseau comptable de la poste se portait bien , pour cause de faute de gestion, le trésor public a eu à utiliser les fonds de la poste pour faire face à certaines dépenses de fonctionnement. Ce qui a conduit le réseau comptable de la poste en être mis difficulté de trésorerie.

D’où les difficultés de trésorerie de CCP et de la Caisse d’épargne qui a été mise en liquidation. Maintenant que le réseau comptable de la poste est en train de se redresser , de se réhabiliter, sur le plan de la trésorerie, il serait plus souhaitable que dans le cadre de la création du compte unique du Trésor ouvert dans les livres de la BCEAO, que le réseau comptable de la poste soit mis à profit pour excuter certaines opérations comptables pour le compte du compte unique du Trésor dans les localités où la BCEAO n’a pas d’agences.

Cette procédure a l’avantage de permettre d’accompagner le réseau comptable de la poste dans sa réhabilitation d’une part et d’autre part de renforcer sa capacité de la distribution des revenus et de la création de la richesse.

Ce qui lui permettra de jouer son rôle de catalyseur de la croissance économique et de la création d’emploi . Cette procédure a l’avantage également d’être moins couteuse que l’utilisation du réseau comptable des banques primaires.

La réhabilitation du compte unique du Trésor en partenariat avec la poste, renforce la position nette du gouvernement .

Ce qui permet de rehausser le niveau de tirages spéciaux du FMI au profit du pays et d’avoir une grande visibilité nette des finances publiques.

Le contrôle efficace de l’exécution des dépenses publiques et des ressources publiques pourrait être bien assuré par les comptables publics et les ordonnateurs.

À propos de l'Auteur Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI (Contribution FB)

Les quelques points positifs du bilan de Guri

Tamtaminfo - il y a 10 heures 44 min

Dans mon article précédent « Devons-nous rappeler à Guri que la gestion de l’Etat est une science ! », j’ai souligné que le bilan de Guri est négatif.  En effet, lorsqu’on rapporte la somme des ressources financières mobilisées aux différents investissements et réalisations, ainsi qu’aux indicateurs socioéconomiques (IDH, taux de malnutrition, niveau de pauvreté, insécurité alimentaire…), le bilan général de Guri est déplorable. En revanche, tout n’est pas négatif dans ce bilan – et l’objectivité m’impose à souligner les quelques points positifs :

  • Guri a fait des recrutements relativement importants au niveau de la fonction publique – beaucoup de jeunes ont pu trouver un travail grâce à cette politique de recrutement.
  • Guri a augmenté les salaires des fonctionnaires de 5 à 10%, cela constitue une mesure sociale symbolique pour le pouvoir d’achat de ces travailleurs.
  • Le document stratégique des I3N est un bon cadre théorique de développement socioéconomique, mais la mise en œuvre opérationnelle a été un échec en termes de résultat escompté.
  • Les réalisations des infrastructures à Niamey : ainsi Guri a davantage doté la capitale en infrastructure (routes, échangeurs, ronds-points), lui donnant ainsi une visibilité à l’échelle sous-régionale.
  • La réalisation des infrastructures (écoles, centre de santé intégrée) dans les communes rurales.
  • Le niveau sécuritaire du pays reste passable, ainsi notre territoire résiste aux attaques des groupes et bandits armés.

Sans prétendre à une exhaustivité dans le recensement des points positifs du bilan de Guri, je avoir mis en évidences les principaux. Cependant, chacun peut donner son avis objectif ou subjectif, argumenté ou non argumenté afin de contribuer au débat.

À propos de l'Auteur Liam DJIBO

 

Le Ministre Ibrahim Yacouba à la tribune des Nations Unies

Tamtaminfo - il y a 10 heures 51 min

Mr SAMI Youssoufou

Le Ministre des Affaires Étrangères n’a certes pas déçu dans son discours lors de la 72 ème session de l’AG de l’ONU, mais il n’a pas surpris non plus. C’était un discours normal, d’un Ministre des Affaires Étrangères normal, qui se croit à la tête d’un Ministère d’un pays normal, alors qu’il ne sait pas qu’il est à la tête d’un Ministère d’un pays exceptionnel.

Monsieur Yacouba n’a certes pas les prés requis et background d’une certaine Mindaoudou qui a permis au Niger de tenir son rang et de faire entendre sa voix ; aussi il n’a pas l’art oratoire de Bazoum même s’il avait des idées souvent farfelues.

Mais quand on est à la tête d’un Ministère des Affaires Étrangères d’un pays comme le Niger alors que toute la sous-région est déchirée par la guerre (Lybie, Nigéria, Mali), quand on est à la tête d’un Ministère des Affaires Étrangères d’un pays comme le nôtre qui est 176èm sur 177èm en termes d’IDH, et que par contre on est le 17èm pays contributeur des troupes et des polices au plan mondial avec à peu près 2.000 hommes et femmes dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU ; toutes les conditions étaient remplies pour que ce discours de Monsieur Yacouba entre dans les annales, mais c’est un discours qui ne taquinera pas la postérité.

Dans la doctrine de Kissinger, le Niger peut devenir un Etat pivot de l’Afrique de l’Ouest, parce que étant plus ou moins stable, avec une croissance économique assez stable et doté d’une armée professionnelle et l’une des plus Républicaines.

Quand on est à la tête d’un Ministère des Affaires Étrangères alors que le Mali est au bord de la partition malgré l’opération Barkhane et la présence de la MINUSMA ; le Nigéria meurtri par la secte Boko Haram ; l’Etat « somalisé » en Lybie par des groupes terroristes etc ; alors dans ces conditions on doit pouvoir montrer à la tribune des Nations Unies, que le Niger est une chance pour la sous-région d’une part, et par ailleurs pourquoi ne pas en profiter pour demander non seulement des concessions, voire des allègements de la dette extérieur, mais aussi en demander un soutien financier et en équipements pour notre armée comme l’a déjà fait le Tchad vis-à-vis de l’ONU et de l’Union Européenne, d’autant plus que nos soldats ont été et sont sur plusieurs fronts actuellement.

(Pour rappel, nos forces armées sont intervenues en 1991 lors de la guerre du golfe, dans le cadre de l’intervention des forces de la coalition contre l’Irak ; et de 1999 à nos jours, nos forces armées ont été au Libéria et en Guinée-Bissau dans le cadre de l’ECOMOG ; au Burundi (MIOB),au Comores ( MIOC), en Côte d’Ivoire (MICECI) et au Mali (MISMA) dans le cadre de l’Union Africaine, au Rwanda(MINURCA), au Congo (MONUC), au Mali (MINUSMA) en Côte d’Ivoire (MINUCI) et (ONUCI) sous le mandat de l’ONU).

Dans son discours au siège de l’ONU, Monsieur le Ministre Ibrahim a tiré la sonnette d’alarme sur les menaces qui pèsent non seulement sur notre pays, mais aussi sur les autres pays de l’Afrique, devenue l’une des zones les plus instables de la planète. La Lybie qui s’enfonce dans le chao au vue des récents événements, au Mali où les groupes terroristes continuent de poser des actes criminels suivi de l’incapacité de mettre en œuvre les accords d’Alger, la menace de la nébuleuse Boko Haram du côté de Diffa, et nous d’en ajouter, l’Etat privatisée en Guinée Bissau par les narcotrafiquants, le Burundi sous la coupe d’un dictateur qui allie la tragédie du roi Christophe et la bouffonnerie d’IDI amin Dada, le Congo qui s’enfonce du jour au lendemain dans une instabilité alarmante, le Soudan du sud qui constitue une source de préoccupation majeur, sans pour autant évoquer la récente situation qui a prévalue au Togo ect.

Le constat du Ministre Yacouba est fort juste, mais le plus important n’est pas le constat mais qu’en déduire ? Il devrait en déduire qu’il est grand temps de renforcer les capacités de notre armée pour protéger notre ilot de stabilité dans cet océan d’instabilité. « La paix est la fille de la force » dira César. Cette pensée du grand César est aujourd’hui valable pour le Niger.

Notre stabilité et notre sécurité dépendent de la capacité de notre armée à protéger nos frontières. Le Mali s’est effondré en deux mois parce que son armée n’a pas été à la hauteur. Si on regarde de près une carte, la destination naturelle ou stratégique des trafiquants aurait dû être le Niger, ainsi aussi en a parler JEAN-Ives Le Drian, mais ils ont préféré le Mali parce que le Niger a un État et une armée plus forte.

Une fois de plus, la lutte régionale conjointe récemment engagée contre Boko Haram dans le cadre de la Multinational Joint Task Force et le G5 Sahel sera une occasion pour notre armée de monter son professionnalisme, son patriotisme et d’en finir définitivement avec cette secte de Boko Haram tout en faisant inscrire en faux Victor HUGO qui estime que « Chaque guerre appelle une nouvelle guerre ».

À propos de l'Auteur SAMI Youssouf, Master 1 Administration Générale ENAM .

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU LUNDI 25 SEPTEMBRE 2017

Tamtaminfo - il y a 10 heures 57 min

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour, lundi 25 septembre 2017, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des Ministres.

Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
1.1. Projet de loi portant loi de finances pour l’année budgétaire 2018.

Le projet de loi de finances de l’année 2018 a arrêté le budget général de l’Etat, au titre de l’année 2018, en recettes et en dépenses à un montant de mille neuf cent virgule quatre-vingt six (1.900,86) milliards de francs CFA, contre mille huit cent cinquante-cinq virgule trente-six (1855,36) milliards de francs CFA en 2017, soit une augmentation de quarante cinq virgule cinquante (45, 50) milliards de francs CFA ou 2,45 %.

C’est la première loi de finances adoptée en application de la méthode de budgétisation par programmes instituée par la loi organique n° 2012-09 du 26 mars 2012 relative aux lois de finances. Cette méthode vise particulièrement à assurer une meilleure lisibilité des politiques publiques, améliorer la performance opérationnelle, renforcer le rôle du Parlement en matière d’évaluation et de contrôle des politiques publiques, adapter le régime budgétaire et comptable aux normes et les bonnes pratiques régionales et internationales d’exécution budgétaire.

1.2. Projet de loi modifiant la loi n° 94-023 du 06 septembre 1994, portant régime fiscal des marchés publics financés sur fonds extérieurs.

La loi n° 94-023 du 6 septembre 1994 a institué un régime fiscal spécifique autorisant l’exécution, en hors taxes, des marchés publics financés par certains bailleurs de fonds.

Le présent projet de loi a pour objet de modifier notamment l’article 6 de cette loi, de façon à attribuer à la commission technique chargée de la validité des calculs fiscaux, la compétence de la prise en charge des impôts et taxes afférents aux marchés publics financés sur fonds extérieurs.

Toutefois, la procédure d’exonération demeure conduite par les administrations fiscales.

1.3. Projet de loi modifiant et complétant la loi n° 2014-09 du 16 avril 2014, portant Code des Investissements en République du Niger.

La loi n° 2014-09 du 16 avril 2014, portant Code des Investissements en République du Niger vise à favoriser le développement des activités socio-économiques en stimulant l’investissement. Elle définit, par ailleurs, les différents régimes permettant la mise en œuvre des investissements tout en déterminant les garanties et les avantages ainsi que les obligations qui s’y rattachent.

Ce dispositif législatif et son décret d’application comportent, en effet, des incitations fiscales au profit des promoteurs. C’est ainsi que le Code des Investissements consacre d’importantes exonérations qui ont de plus en plus un impact considérable sur le budget de l’Etat, puisqu’elles sont source de pertes de recettes au vu de leur volume sans cesse croissant.

A titre illustratif, de 2011 à 2016, les exonérations accordées par l’Etat ont représenté un montant cumulé de 1.153,40 milliards.

C’est en vue de minimiser cet impact, avec à terme une rationalisation et une meilleure maîtrise des exonérations, qu’il s’avère important d’abroger l’article 34 et de modifier l’article 38 de la loi suscitée.

L’abrogation de l’article 34 de la loi aura pour conséquence l’exclusion des matières premières et leurs emballages importés du champ d’application des avantages fiscaux et douaniers accordés aux entreprises agréées au Code des Investissements.

Quant à la modification de l’article 38, relatif aux programmes d’extension, de diversification et de modernisation, elle permettra d’intégrer la dimension durée d’amortissement comptable. Ainsi, une fois les premiers investissements réalisés et l’entreprise pleinement opérationnelle, tout besoin de diversification, de modernisation ou d’extension d’activités, avant l’amortissement de l’équipement, devrait être financé sur fonds propres des promoteurs.

Ces trois (3) projets de lois seront transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

1.4. Projet de décret modifiant le décret n° 2016-605/PRN/MF du 03 novembre 2016, portant approbation des statuts de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

Les Statuts de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) ont été approuvés par le décret n° 2016-605/PRN/MF du 03 novembre 2016.

Pour rendre opérationnel cet établissement public de financement, il s’avère nécessaire, au regard des missions importantes qui lui sont assignées, de désigner ses principaux responsables conformément aux pratiques dans les autres établissements publics.

C’est l’objet du présent projet de décret qui modifie les dispositions de l’article 13 relatives au mode de désignation du Directeur Général de la Caisse des Dépôts et Consignations.

II. MESURE NOMINATIVE.

AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.

• Monsieur Ado Soulé, inspecteur principal du trésor, Mle 63042/S, est nommé trésorier régional de Tillabéri.

III. COMMUNICATION.

Le Conseil des Ministres a entendu une communication du Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé sur la reconstitution des Stocks de l’OPVN et de la Cellule Crise Alimentaire.

Dans le programme du soutien aux populations en situation de vulnérabilité en 2017, le Gouvernement a acheté et mis en place soixante-quinze mille (75 000) tonnes de céréales.

Ainsi, dans la perspective de reconstituer les Stocks de la Réserve Alimentaire Stratégique, l’Etat envisage d’acheter cent mille (100 000) tonnes de céréales composées de 50 000 tonnes de mil, 25 000 tonnes de sorgho, 15 000 tonnes de maïs et 10 000 tonnes de riz paddy.

Dans le cadre de cette reconstitution de Stocks, l’OPVN procédera à l’achat direct auprès des producteurs ruraux, de soixante mille (60 000) tonnes de céréales composées de 50 000 tonnes pour la Réserve Alimentaire Stratégique et 10 000 tonnes pour le Stock National de Sécurité.

L’objectif ainsi visé est, d’une part de sécuriser les producteurs en leur garantissant un marché et d’autre part de leur assurer un prix rémunérateur. Les achats directs doivent démarrer le 1er octobre 2017 dans toutes les régions du Niger, productrices de céréales.

Afin de couvrir le maximum de producteurs ruraux Nigériens, qui désireraient vendre leurs produits, l’OPVN a identifié et établi un répertoire national de marchés réputés « marchés de collecte » de céréales. Les collecteurs y seront présents chaque jour d’animation des marchés répertoriés par régions.

La campagne de commercialisation s’étendra sur une durée de trois (03) mois (d’octobre à décembre 2017).

Une commission sera mise en place incessamment afin de fixer les modalités pratiques de ces achats notamment, les prix et les procédures d’achat de ces vivres.

Des bascules seront installées à tous les centres de vente identifiés afin de prémunir les producteurs contre toutes formes de fraudes.

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Fait à Niamey, le 25 septembre 2017

À propos de l'Auteur Le Secrétaire Général du Gouvernement ABDOU DANGALADIMA

Le Burkina Faso et le Niger s'accordent sur la gestion d'un conflit sur ... - Centre d'Informations Internet de Chine

Google Actualités - 25/09/2017

Le Burkina Faso et le Niger s'accordent sur la gestion d'un conflit sur ...
Centre d'Informations Internet de Chine
Les gouvernements burkinabè et nigérien ont trouvé un point d'accord lundi à Niamey sur la gestion d'une tension sur le site aurifère situé entre le département de Torodi au Niger et la province de la Komondjari au Burkina, a-t-on appris de source ...

72èmesession de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à New York (USA)

Tamtaminfo - 25/09/2017

Ibrahim Yacoubou, Ministre des affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Nigériens à l’étranger de la République du Niger, lors du débat général de la 72ème session de l’Assemblée générale. Photo: ONU / Cia Pak
H.E. Ibrahim YACOUBOU
Minister for Foreign Affairs, Cooperation,
African Integration and Nigeriens Abroad
of
NIGER

« Ne pas aider le G5 Sahel et laisser la situation au Mali se dégrader davantage jusqu’à l’implosion seraient une faute que les Etats membres ne devraient pas commettre »

Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur, M. Ibrahim Yacoubou, était, le samedi 23 Septembre dernier, à la tribune de la 72ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à New York (USA) pour présenter devant l’auguste assemblée le message du Niger. Il a axé son intervention sur les grands défis auxquels fait face notre pays, avant de s’appesantir sur la situation au Sahel, en Afrique et dans le reste du monde.

Pour le chef de la diplomatie nigérienne, « Le Niger est conscient que chaque pays est responsable de son propre développement et chaque peuple, de son propre destin. Cependant, les pays les plus vulnérables, je veux parler des pays les moins avancés, ceux en développement sans littoral et les petits Etats insulaires en développement méritent le soutien et l’appui des nations plus nanties. La coopération et la solidarité sont des piliers essentiels de notre organisation commune. C’est un engagement originel de tous les Etats membres d’œuvrer pour que les peuples atteignent un niveau de vie décent.

C’est pourquoi, tout en reconnaissant certaines évolutions positives, il importe aux Etats membres de l’ONU de s’engager davantage en faveur du partenariat et de la coopération, afin d’atteindre les Objectifs de Développement Durable et de lutter contre les inégalités entre les Etats et à l’intérieur des Etats. À cet égard, le Niger souligne l’impérieuse nécessité d’une mobilisation effective des ressources nécessaires au financement du développement conformément au Programme d’Action d’Addis-Abeba ».

Parlant des différents plans de développement élaborés par notre pays, le ministre Yacoubou a indiqué que « le gouvernement du Niger a exécuté, avec succès, le Plan de Développement Economique et Social 2012–2015 et vient d’adopter un deuxième Plan couvrant la période2017–2021.

Celui-ci prend en compte les grandes orientations du «Programme de Renaissance Acte 2» de Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger et de la Stratégie de Développement Durable et de Croissance Inclusive NIGER 2035.

Ce Plan a été conçu pour poursuivre et amplifier les efforts du gouvernement en vue d’affronter les défis immenses de notre développement. Il est l’expression de notre volonté d’améliorer substantiellement et durablement les indicateurs sociaux de base, garantir les droits universels, réaliser la souveraineté alimentaire, protéger l’environnement, construire des institutions démocratiques fortes, défendre l’intégrité de notre territoire et assurer la sécurité des biens et personnes sur l’ensemble du territoire national.

Il prend également en compte les grandes lignes de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ainsi que celles du Programme de Développement Durable à l’horizon 2030.

Fort opportunément, ce Plan sera présenté aux partenaires techniques et financiers du Niger lors d’une table ronde des bailleurs de fonds qui aura lieu à Paris du 11 au 13 décembre 2017, sous le Haut patronage du Président de la République. Le Niger se mobilisera pour produire le maximum de ressources internes destinées à le financer, mais il sait aussi pouvoir compter sur la solidarité agissante de ses partenaires au développement.

J’en appelle donc aux Etats et au secteur privé qui croient en notre potentiel à nous accompagner dans ce projet ». Sur le plan sécuritaire, le Ministre Ibrahim Yacoubou a été on ne peut plus clair : « il s’agit de menaces stratégiques, qui peuvent même mettre en péril l’existence de nos Etats. Il s’est longuement attardé sur la crise libyenne, Boko Haram et la situation au Nord Mali. Le Niger, dit-il « fait précisément face à trois foyers de menaces.

La première est liée à la situation en Libye.

Sans un gouvernement ayant autorité sur l’ensemble du territoire, avec des milices, des groupes terroristes et trafiquants, un processus à la peine, la situation est non seulement une préoccupation pour les libyens mais aussi pour les pays voisins comme le Niger. Du fait de la circulation incontrôlée des armes de tout calibre, des groupes armés deviennent des menaces directes aussi bien pour les populations libyennes que pour les pays voisins. Tant que ce pays ne sera pas stabilisé, nous n’aurions aucune garantie que l’espace sahélo-saharien ne continuera pas à faire face à des soubresauts violents.

Le Niger appelle l’ensemble de la communauté internationale à s’engager véritablement pour la restauration d’un ordre démocratique en Libye. Le Niger n’a qu’un agenda et un seul en Libye: la paix. C’est pour cela que nous considérons que nous devons d’ores et déjà apporter notre soutien au processus de révision de l’accord politique et tout mettre en œuvre pour que : les libyens eux-mêmes soient maitre de leur destin politique; la réconciliation soit inclusive, à l’exclusion des groupes terroristes ; l’armée soit unifiée et nationale ; les milices soient désarmées et les groupes terroristes neutralisées; le processus référendaire et électoral s’engage sur la base d’une nouvelle constitution et des lois électorales consensuelles.

La deuxième menace est celle que nous affrontons dans le Bassin du Lac Tchad. Depuis plus de deux, en synergie avec le Cameroun, le Tchad et le Nigeria nous menons un combat acharné contre le groupe terroriste Boko-Haram. Ce groupe barbare qui a fait plusieurs milliers de victimes est aujourd’hui considéré l’une des plus cruels de ceux qui sévissent en Afrique.

Grace à la Force Multinationale Mixte, nous avons obtenu de victoires conséquentes et la peur a changé de camp.

Aujourd’hui nous avons considérablement réduit les capacités offensives et de nuisance de Boko Haram: il n’est plus possible à cette organisation criminelle de contrôler et d’administrer, comme elle le faisait si aisément auparavant, une quelconque localité d’un de nos pays. Cependant et même s’ils sont affaiblis et en débandade en errance, les éléments Boko Haram demeurent encore dangereux, en organisant des attentats suicides par des jeunes filles contraintes à devenir des bombes humaines, ou des esclaves sexuelles.

Je voudrais à cet égard, avoir une pensée pour les 39 femmes et enfants enlevés en juillet dernier au Niger par le groupe terroriste Boko Haram.

Le gouvernement du Niger demeure fortement engagé et mobilisé jusqu’à leur libération. La troisième menace, et de loin la plus préoccupante, est celle que constitue la situation au nord Mali. Nous avons à résoudre deux questions: la première concerne la mise en œuvre des accords de paix et de sécurité et la seconde, la lutte contre les groupes terroristes et les trafiquants. De notre point de vue, de ces deux questions, la plus décisive est celle de la lutte contre les groupes terroristes et les trafiquants. Tant que ces derniers n’auront pas été défaits, il sera difficile de mettre en application les accords de paix ou d’espérer la restauration de l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble de son territoire national.

Notre objectif premier, notre cible, est donc l’éradication de ces groupes et la destruction de ces trafics devenus la source de leur financement.

C’est pour cela que les pays membres du G5 Sahel ont décidé de mettre en place une force conjointe. Malgré l’engagement et la détermination des Etats membres, nous restons fortement préoccupés par la faible mobilisation de la communauté internationale pour rendre cette force opérationnelle.

Le Niger est convaincu que cette force permettra d’imposer les conditions d’un rapport de forces irréversible en faveur de la paix et de la stabilité au mali et dans l’ensemble du Sahel. J’en appelle donc à un véritable sursaut pour que nous prenions les décisions qui s’imposent. Le Niger appelle le Conseil de sécurité au vote d’une nouvelle résolution qui prévoit un engagement de nos forces sous le chapitre 7 et prévoir un mécanisme de financement prévisible et durable. Au demeurant, il s’agit simplement de réorienter les ressources existantes pour permettre à cette force d’atteindre ses objectifs.

Ce qui est en jeu au Sahel est non seulement un combat pour la paix et la sécurité de la région mais également pour la paix et la sécurité internationale. Ne pas aider le G5 Sahel et laisser la situation au Mali se dégrader davantage jusqu’à l’implosion seraient une faute que les Etats membres ne devraient pas commettre. Je voudrais donc remercier tous les partenaires qui ont déjà annoncé leur contribution pour l’opérationnalisation de la Force du G5 du Sahel. A cet égard, le Niger se félicite des récentes consultations entreprises par le Secrétaire général des Nations Unies et l’encourage à poursuivre ses efforts en vue de permettre le déploiement de cette force ».

Evoquant la question du terrorisme et le combat déterminé que mènent nos forces de défense et de sécurité, le Ministre Yacoubou a rappelé devant l’instance onusienne « que le Niger restera éternellement reconnaissant pour le sacrifice de ses filles et fils qui, avec courage et honneur, se battent pour préserver et sauvegarder l’intégrité du pays. Nous payons certes un lourd tribut pour ce combat, mais le Niger continuera à assumer son rôle et son devoir pour que jamais aucune organisation terroriste ou criminelle ne puisse occuper ou s’installer sur une portion de notre territoire.

C’est pour cela que le gouvernement ne cesse de déployer des efforts considérables pour organiser la montée en puissance et le renforcement de capacités de nos forces. En tout état de cause, notre détermination ne faiblira jamais et nous gagneront ces guerres car notre cause est noble ». Concernant l’épineux problème d’immigration, le chef de la diplomatie nigérienne a fait cas « des milliers de migrants à travers le monde risquent, chaque année, leur vie à la recherche d’un mieux-être, faisant des déserts et des mers des «cimetières à ciel ouvert».

Les migrants irréguliers, victimes des passeurs criminels sans foi ni loi doivent être protégé.

Le Niger, pays essentiellement de transit, réaffirme sa volonté de lutter contre les réseaux de la migration irrégulière et continuera de tout mettre en œuvre pour s’attaquer à ces causes profondes. C’est le sens du plan de notre pays présenté au Sommet Union Européenne-Union Africaine sur la migration, de la Valette ». J’avais évoqué tantôt la situation sécuritaire à l’Ouest et à l’Est du Niger, je voudrais rappeler ici que du fait de ces conflits, notre pays, quoique parmi les plus démunis au monde, accueille dans les régions de Diffa et Tillabéry plus de deux cents mille réfugiés, personnes déplacées internes et retournées.

Au-delà, pour le Niger, le plus important est de sortir des urgences pour amorcer le redressement socio-économique de zones affectées par ces conflits. Au sujet des opérations de maintien de la paix, Ibrahim Yacoubou s’est demandé « s’il n’est pas temps pour l’organisation des Nations Unies de s’interroger sur leur efficacité et de tirer les leçons des insuffisances et des échecs constatés çà et là. La nature et les acteurs de ces conflits ont changé. Nous avons à faire à des acteurs non-étatiques ayant recourt à des actions asymétriques pour lesquelles les missions des maintiens de la paix ne sont ni adaptés ni préparés.

C’est pourquoi la MINUSMA est devenu aujourd’hui la mission la plus meurtrière.

Aussi, il importe, que ces missions soient revues dans leur composition, armement et surtout mandat ». S’agissant de certaines questions internationales majeures, Ibrahim Yacoubou a réaffirmé « que le Niger est solidaire de la lutte du peuple palestinien pour la liberté et l’indépendance. Notre position reste invariablement la résolution juste et définitive de cette question en garantissant la création d’un Etat souverain de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale. Les exactions contre les musulmans Rohyngas du Myanmar sont inacceptables. Des violations graves et massives des droits humains commises doivent être sanctionnées.

Le Niger condamne sans équivoque ces atrocités. Le Niger, Etat partie, de l’Accord de Paris respectera ces engagements. Il est convaincu qu’il n’y a aucune autre alternative pour sauver notre planète et surtout la préserver pour les générations futures.L’Accord de Paris et la consécration de notre prise de conscience mais aussi la preuve de notre responsabilité commune. Un retour en arrière n’est donc pas souhaitable, sauf à considérer que le sort de la terre et de de l’humanité n’est pas une préoccupation pour nous.

Le Niger exhorte les Etats Unis d’Amérique et Cuba à persévérer dans le dialogue constructif entrepris entre les deux pays et jusqu’à la normalisation des relations et la levée totale de l’embargo. La question du désarmement est une question capitale. Elle mérite une attention toute particulière en vue de renforcer la confiance entre Etats. Le Niger appuie fortement les actions entreprises par l’ONU en vue de parvenir à un désarmement général et complet tant au niveau des armes de destruction massive que des armes classiques ».

Il a également rappelé le contexte particulier de la tenue de la présente session marqué par la dégradation de la situation sécuritaire pour certains, et tout récemment, par les destructions occasionnées par les cyclones dans d’autres Etats membres. « A ces pays affectés, je voudrais réitérer ici notre solidarité et notre compassion. Pour ceux qui auraient eu la faiblesse de l’oublier ou de le négliger, la nature nous a rappelé qu’elle pouvait souvent être indomptable et démontré que le changement climatique pourrait être, par moments, porteur de catastrophe et de pertes irrémédiables.

Nous devons donc prendre conscience et nous convaincre définitivement que de nouvelles normes de production et de consommation s’imposent à nous ». Avant de conclure son importante allocution, le Ministre Ibrahim Yacoubou a demandé avec insistance à l’Assemblée de se pencher sur la question cruciale de la réforme des organes des Nations Unies. Pour lui, en effet, « les défis nouveaux et multiples générés tant par la mondialisation que par les profonds bouleversements et transformations qui ont affecté les relations internationales depuis des décennies, la nécessité de tenir compte des nouvelles dimensions géopolitiques, notamment s’agissant de l’Afrique exigent que nous abordions la question cruciale de la réforme des organes des Nations Unies.

Conformément à la position commune d’Ezulwini, le Niger demande que la composition du Conseil de Sécurité soit reformée, que l’Assemblée Générale soit revitalisée, les Nations Unies doivent rester une organisation démocratique qui consacre l’égalité souveraine des Etats et non une organisation à étages où les droits sont différenciés entre les puissants et les faibles ».

Pour conclure mon propos devant cette auguste assemblée, je voudrais réaffirmer qu’en toute occasion et devant chaque défi, mon pays le Niger assumera toujours le rôle qui est le sien pour partout promouvoir et défendre la paix, éliminer la pauvreté et les inégalités et préserver notre environnent. Nous avons pleinement conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour changer notre propre sort et contribuer à ce que le monde soit sûr et meilleur.

Ces responsabilités, nous les assumerons pleinement et de manière déterminée ».

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Tamtam info News)

Mali : Office du Niger : Le PDG plaide pour une gestion rationnelle ... - Mali Actu

Google Actualités - 25/09/2017

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Mali : Office du Niger : Le PDG plaide pour une gestion rationnelle ...
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La pénurie d'eau dans l'Office du Niger est un secret de Polichinelle. Dans les journaux et sur les réseaux sociaux, diverses versions ont été données. Certains sont même allés à accuser inutilement la direction générale de l'Office du Niger. Face à ...

La ministre de la Communication rencontre les membres du Comité chargé de réfléchir sur le redressement de l’IFTIC : Mme Sani Hadiza Koubra Abdoulaye salue la pertinence des conclusions et recommandations du rapport soumis par le Comité

Tamtaminfo - 25/09/2017

La ministre de la Communication, Mme Sani Hadiza Koubra Abdoulaye, a rencontré, ce matin, les membres du Comité chargé de réfléchir sur le redressement de l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication (IFTIC), qu’elle a tenu à féliciter pour la qualité du rapport qu’il vient de lui soumettre.


Au cours de cette rencontre, la ministre a fait part de sa totale satisfaction quant aux conclusions et recommandations dudit rapport, exprimant l’espoir qu’elles contribueront à accompagner l’IFTIC dans la recherche des voies et moyens pour redorer le blason de l’établissement ses lettres de noblesse. Un comité de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations sera rapidement mis en place.

Les membres du comité ont fait part à la Ministre de leur gratitude pour la confiance placée en eux et l’ont félicitée pour cette initiative avant de lui réitérer leur disponibilité à l’accompagner dans sa haute mission. Ils ont également encouragé la Ministre à poursuivre sur cette voie en vue d’atteindre les objectifs fixés par le Cahier des charges de son Département.

Dans cette optique, outre l’IFTIC, les autres Services rattachés à la tutelle (ORTN, ONEP, ANP) font et feront l’objet de la même attention de la part du Ministère de la Communication. L’objectif, pour la tutelle, à travers les grandes orientations générales, la gestion axée sur les résultats et en rapport avec les différents Conseils d’administration, étant de faire de ces Services rattachés des entités plus viables, dans la droite ligne des attentes du Gouvernement et de l’opinion publique.

La rencontre s’est achevée sur une note de satisfaction générale.

À propos de l'Auteur (Source : Ministère de la Communication)

Niger: le parti de l'opposant Hama Amadou lui réaffirme son soutien - RFI

Google Actualités - 25/09/2017

RFI

Niger: le parti de l'opposant Hama Amadou lui réaffirme son soutien
RFI
Très critiques à l'endroit du régime du président Mahamadou Issoufou, les partisans de Hama Amadou sonnent la mobilisation, pour disent-ils, restaurer la démocratie en danger au Niger. Un meeting qui s'est tenu sous haute surveillance policière.

et plus encore »

Paul Kagame et Issoufou Mahamadou: L’ Afrique a-t-elle enfin trouvé ses modèles?

Tamtaminfo - 25/09/2017

Le 18 Septembre à New York, se tenait en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, une réunion de haut niveau consacrée à une réforme en profondeur des Nations Unies. Pour mener à bien cette tache, Donald Trump et son administration ont décidé de la création d’un groupe de quatorze pays. Seuls trois ont été retenus pour représenter l’Afrique au sein de ce groupe de travail: le Niger, le Rwanda et le Sénégal. Cependant, c’est le choix du Niger et du Rwanda qui fit l’objet des discussions de couloir au sein du siège des Nations Unies.

En sélectionnant ces deux pays, les autorités américaines ont ainsi voulu manifester leur volonté de n’impliquer que des dirigeants dont la vision, l’influence et l’efficacité font à présent l’unanimité aussi bien sur le continent Africain que dans les capitales occidentales. Le choix du Nigérien Issoufou Mahamadou pour co-présider la Réunion aux côtés de Donald Trump et d’ Antonio Guteres, et celui du Rwandais Paul Kagame qui, d’après nos sources serait pressentit pour conduire la réforme de l’organisation, montre l’influence dont jouissent ces deux hommes.
Une source diplomatique américaine explique qu’ _«il ne fait à présent aucun doute qu’Issoufou et Kagame sont tous les deux perçus comme les leaders les plus influents de leurs régions respectives: l’Afrique de l’Ouest pour le 1er, et l’Afrique de l’Est pour le second .» _

Malgré leurs parcours très différents, Kagame le militaire et Issoufou l’ingénieur ont beaucoup de choses en commun: ils sont tous deux appréciés pour leur excellente maitrise des dossiers complexes, leur intelligence leur sérieux. Si Paul Kagame jouit depuis déjà un certain temps d’une popularité hors-norme en Afrique et en Occident pour avoir radicalement transformé son pays tout juste sorti d’un génocide en véritable modèle de développement Africain, le monde commence tout juste à découvrir Issoufou.

Élu Président de la République en 2011, puis réélu en 2016, Issoufou Mahamadou voit le début de son premier quinquennat perturbé par la crise Libyenne, qui s’étendra ensuite à toute la région. En effet, une bonne partie des maigres ressources dont dispose le Niger est alors redirigée vers la défense et la sécurisation des frontières du pays, au détriment des secteurs sociaux de base comme la santé ou l’éducation.

Mais Issoufou a vu juste: car les groupes djihadistes qui prennent d’assaut le Sahel tout entier, ne tardent pas à semer le chaos en s’attaquant à tous les pays de la région. Un ministre ouest-africain remarque « Issoufou a réussit ce que beaucoup pensaient alors impossible: assurer la paix et la stabilité dans un pays aussi pauvre que le Niger, et qui de surcroit, doit faire face à trois menaces sécuritaires distinctes.» En effet, le Niger affronte en même temps Boko Haram dans la région du bassin du lac Tchad, les groupes djihadistes basés au sud de la Libye, et aussi ceux qui sévissent dans le nord-Mali; situation qui serait difficile à gérer même pour une puissance occidentale. Ce même ministre affirme: «L’un des mérites d’Issoufou, c’est d’avoir très vite compris, avant les autres dirigeants, que la situation en Libye allait dégénérer. Il a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme. Il a aussi vite compris que compte tenu de leurs moyens limités, les pays de la région devaient nécessairement mutualiser leurs efforts pourraient faire face à la menace djihadiste. C’est lui qui a initié la création du G5 Sahel, alors que certains parmi ceux qui y siègent aujourd’hui étaient contre cette initiative à l’époque… » .

Issoufou est aussi très apprécié des européens pour sa gestion de la crise migratoire car il joue aussi un rôle central dans ce dossier. A cause du chaos qui règne actuellement en Libye, le Niger est en quelque sorte le seul pays sur lequel les européens peuvent compter pour réguler le flux de migrants qui transitent par la ville d’Agadez pour rejoindre la Méditerranée. « Les dirigeants Européens ne tarissent pas d’éloges à son égard. Merkel et Gentiloni, en particulier, sont sous le charme. Issoufou est le seul dirigeant Africain qu’ils consultent régulièrement sur les questions de migration », nous confie une source diplomatique. Issoufou a aussi fait ses preuves sur le plan économique, avec des investissements massifs dans les infrastructures et un taux de croissance moyen de 6% au cours des cinq dernières années, taux supérieur à la moyenne ouest-africaine.

Dans sa région, les succès et la popularité d’Issoufou font grincer des dents, notamment à Dakar et à Abidjan, où l’on digère mal qu’un « petit pays » comme le Niger, fasse de l’ombre sur le plan diplomatique aux deux puissances politiques et économiques historiques de la région. Malgré les relations amicales qu’il entretient avec les Présidents Ouattara et Sall, Issoufou n’hésite pas à leur tenir tête, comme il l’a démontré après le coup d’état manqué de Septembre 2015 au Burkina Faso où il aurait fait preuve de la plus grande fermeté envers les putschistes, insistant sur un retour à l’ordre constitutionnel, alors que Ouattarra aurait lui, prôné une position plutôt conciliante envers ces derniers.

Même s’ils ne sont pas exempts de tout reproche, il est donc facile de comprendre pourquoi les occidentaux voient en Kagame et Issoufou des modèles pour le continent: ce sont des visionnaires qui font preuve d’un intérêt sincère pour le développement de leurs pays respectifs. Reste à espérer qu’ils réussiront à faire entendre la voix de leur continent sur l’épineuse question de la réforme des Nations Unies.

À propos de l'Auteur Alexandre Guimard

Le Président de la République s’est entretenu dimanche avec M. George Weah, candidat à l’élection présidentielle au Liberia

Tamtaminfo - 25/09/2017

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, s’est entretenu dimanche, 24 septembre 2017, avec l’ancien international de football, candidat à la prochaine élection présidentielle au Liberia, M. George Weah.

A sa sortie d’audience, M. Weah a indiqué à la presse avoir évoqué avec le Chef de l’Etat les questions liées au développement de l’Afrique de l’Ouest notamment l’intégration, les infrastructures et la monnaie unique au sein des pays de la CEDEAO.

La démocratie, les élections libres et transparentes en Afrique ont également été au centre de l’entretien entre les deux personnalités, a-t-il dit.

Le  premier tour de la présidentielle au Liberia aura lieu le 10 octobre 2017.

À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique

Niger : soupçons de survalorisation du site d’Imouraren dans les comptes d’Areva

Actuniger Société - 28/06/2017

Le groupe nucléaire français Areva pourrait être prochainement visé par une nouvelle enquête préliminaire, au sujet de la valorisation du site d'Imouraren dans ses comptes 2016, a révélé le Journal du dimanche, dimanche 25 juin.

COMMENT NIAMEY RÉSISTE AUX CHOCS

Actuniger Politique - 28/06/2017

«Malgré un voisin nigérian en crise, une croissance mondiale faible, une situation sécuritaire difficile et des désordres climatiques fréquents, le Niger ne s’en sort pas trop mal », constate Arthur Minsat, chef du bureau Afrique du Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques(OCDE).

Brigi Rafini, premier ministre du Niger : "Seule la société pourra juguler la corruption"

Actuniger Politique - 28/06/2017

En fonction depuis 2011, le Chef du Gouvernement dresse le bilan de la première année du nouveau quinquennat.

Brigi Rafini est considéré comme « un sage ». Natif d’Iferouane, dans la région d’Agadez, ce Touareg de 64 ans symbolise à lui seul l’unité du pays, notamment face à la menace terroriste. Homme de consensus, rationnel et ponctuel, il est un pur produit de l’École nationale d’administration de Niamey.

Appui budgétaire au Niger : l'union européenne décaisse plus de 37 Milliards F CFA

Actuniger Politique - 27/06/2017

L'Union Européenne soutient plusieurs secteurs essentiels pour le développement socio-économique du Niger à travers le décaissement de 57 millions EUR  (soit plus de 37 Milliards FCFA)

Affaire Baba Alpha : le délibéré reporté au 4 juillet prochain

Actuniger Société - 27/06/2017

Le procès de Baba Alpha s’est ouvert ce mardi au tribunal de grande instance hors classe de Niamey, en présence de plusieurs de ses collègues journalistes, et de Me Mossi Aboubacar son avocat.

Ouverture de la session ordinaire du mois de juin 2017 du Conseil Supérieur de la Communication

Actuniger Société - 27/06/2017

Le président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), M. Abdourahamane Ousmane a présidé, hier à Niamey, l'ouverture de la session ordinaire du Conseil au titre du mois de juin 2017. C'était en présence des membres du Cabinet, du personnel administratif et technique et des membres de ladite institution.

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