Informations en continu

Agadez : plus 800 maisons visées par une opération de démolition dans les zones inondables

Actuniger Société - il y a 5 heures 58 min

Une opération de démolition des maisons bâties dans certains quartiers  inondables de la ville d’Agadez(Nord) visant quelques 800 habitats a été lancée ce 16 Août en prévision des écoulements des oueds appelés Kori dans la zone, a constaté le correspondant de l’ANP.

La ville d’Agadez, patrimoine de l'Unesco, menacée par des inondations

Actuniger Société - il y a 6 heures 43 min

La ville d'Agadez, classée par l'Unesco au patrimoine mondial, et plusieurs villages dans le nord désertique du Niger, sont menacés par des inondations dues à de fortes pluies, ont alerté mercredi les autorités locales.

La société civile renoue avec ses manifestations le 9 septembre avec une nouvelle journées d'actions citoyennes (JAC)

Actuniger Société - il y a 6 heures 51 min

Déclaration de presse du Cadre de concertation et d’actions citoyennes

Après une large concertation interne, les organisations de la société civile nigérienne, regroupées au sein du cadre de concertation et d’actions citoyennes, plus que jamais déterminées à jouer leur rôle de défense des droits humains et des valeurs de la démocratie, font la déclaration suivante : 

Visite de travail et d’amitié du Président de la République, en Allemagne : Les grands dossiers d’intérêt commun au centre d’un entretien entre le Chef de l’Etat et la Chancelière

Tamtaminfo - il y a 8 heures 54 min

Arrivé à Berlin en Allemagne le 14 Aout pour une visite de travail et d’amitié, le président de la République, Chef de l’Etat SE Issoufou Mahamadou a eu hier 15 Août un entretien avec la Chancelière Allemande, Mme Angela Merkel. La rencontre qui a eu lieu en fin d’après midi à Schloss Meseberg, une localité située à environ 70 km de Berlin où la Chancelière passe ses vacances, a porté sur les sujets de coopération bilatérale, ainsi que sur des préoccupations communes au G5 Sahel, à l’Allemagne et à l’Europe, notamment le financement du développement, la sécurité, la migration illégale. L’entretien a été précédé d’un point de presse qu’ils ont animé à l’issue d’un premier tête-à-tête juste après l’accueil officiel et chaleureux que la Chancelière a réservé au Président de la République.


En introduisant le point de presse, la Chancelière allemande Mme Angela Merkel a exprimé sa joie d’accueillir le Président Issoufou Mahamadou dans le cadre « rural » où elle passe ses vacances, pour un entretien sur des sujets d’intérêt commun. Cette rencontre, a-t-elle dit, va leur permettre de parler du développement de leurs pays respectifs dont les relations s’intensifient, mais aussi du développement des pays du Sahel.prn-1 Il s’agit, a précisé la Chancelière des sujets sur la sécurité, la stabilité, l’immigration illégale dont le Niger est un pays de transit. «L’Allemagne entretient déjà une coopération pour le développement avec le Niger depuis 1962, mais nos relations se sont encore intensifiées ces dernières années et nos engagements financiers ont doublé», a déclaré Mme Angela Merkel.

Aussi la Chancelière Allemande a souligné le progrès enregistré par le Niger dans le domaine de la lutte contre l’immigration illégale. Toutefois, estime Mme Angela Merkel, pour avoir beaucoup plus de succès la population a besoin d’appuis pour les activités économiques, dans l’éducation. «La lutte contre l’immigration illégale doit aller avec le développement», a-t- elle ajouté. La Chancelière a rappelé que lors du sommet de la Valette, l’Europe et l’Afrique ont posé des jalons, et les actions doivent se poursuivre. «L’Allemagne et le Niger se sont davantage rapprochés, nous devons essayer de mettre en œuvre les engagements pris», a dit Mme Angela Merkel, précisant que lors de cette visite du président Issoufou Mahamadou ce sujet ainsi que la situation dans la région seront abordés.

Evoquant la situation au Nord Mali et dans la zone du lac Tchad, la Chancelière a indiqué que la lutte contre le terrorisme est un défi majeur. À ce sujet elle a tenu à remercier le Chef de l’Etat, SE Issfoufou Mahamadou pour l’engagement du Niger, et du G5 Sahel. « Nous allons poursuivre les efforts pour que vous ayez un mandat international», a assuré Angela Merkel, évoquant le rôle qu’aura à jouer dans ce sens l’Allemagne qui sera membre du conseil de sécurité des Nations Unies pour 2019-2020.

Dans son intervention au cours du point de presse, le Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou a remercié la Chancelière pour son invitation avant de souligner l’excellence des relations entre Berlin et Niamey. Il a relevé l’identité de vue qu’ils ont à chacune de leur rencontre, et sur toutes les questions abordées, qu’il s’agisse de la sécurité, de la migration ou du développement. Au-delà des préoccupations qui touchent directement le Niger comme celles de développement, de la scolarisation de la fille, de la sécurité ou de la migration illégale, le Président de la République qui est aussi président en exercice du G5 Sahel a évoqué la nécessité du renforcement des capacités de cette organisation. SE Issoufou Mahamadou a indiqué qu’elle est quasi opérationnelle et a mené des opérations avec succès au niveau du fuseau centre dans la zone des frontières du Niger, de Mali et de Burkina Faso.

Le Président Issoufou a remercié la Chancelière pour le soutien de l’Allemagne à cette force conjointe en matière de formation, d’équipements et d’infrastructures, et au collège de défense et de sécurité, à l’académie régionale de police du G5 Sahel ainsi qu’à la MINUSMA. Aussi, le Chef de l’Etat a souhaité l’appui de l’Allemagne qui sera membre du conseil de sécurité des Nations Unies pour 2019-2020, afin qu’il y ait une inscription du mandat de cette force au Chapitre 7 des Nations Unies, avec une solution pérenne au problème de son financement. L’appui de l’Allemagne, est aussi souhaité dans la lutte contre le crime organisé, notamment contre le trafic de drogue qui est une source de financement du terrorisme.

S’agissant de la stabilisation de la Lybie, le Chef de l’Etat, a fait remarquer que la recherche de la solution à cette crise est dans l’intérêt de tout le monde. Concernant la lutte contre Boko Haram par la force mixte multinationale, le Chef de l’Etat a indiqué que les efforts portent leurs fruits, même si, a-t-il relevé ce groupe armé à une capacité de résilience.

prn-3Les actions à mettre en œuvre pour lutter contre l’immigration clandestine ont été également évoquées par le Chef de l’Etat qui estime que la solution est dans la création d’emplois pour les jeunes, la lutte contre la pauvreté. « Ce qui suppose des investissements importants dans l’Agriculture, dans l’industrie pour que l’Afrique cesse d’être un simple réservoir de matières premières ; il faut qu’il y ait aussi une forte mobilisation de ressources internes, des diasporas ; d’aides publiques au développement, des investissements étrangers dans les pays africains, particulièrement ceux du Sahel » a déclaré SE Issoufou Mahamadou. Il a, à ce sujet, salué la création du plan européen d’investissement extérieur, l’initiative allemande de Compact Africa et a demandé un soutien pour la mise en place de la Zone de libre échange continentale au niveau de toute l’Afrique.

Le président de la République a apprécié aussi les soutiens que l’Allemagne apporte au Niger dans le cadre de son plan de lutte contre l’immigration clandestine dont le flux de migrants en transit a été réduit depuis 2016 de 90%, passant de 100.000 migrants par an à moins de 10.000 aujourd’hui, ainsi que les appuis aux efforts de développement dans divers domaines. Il s’agit de la formation, de l’appui aux Forces de défense et de sécurité du Niger chargées de la lutte contre la migration clandestine, au programme de développement (éducation, l’emploi, l’accès à l’eau, la gouvernance locale), etc.

Toujours parlant des actions de l’Allemagne, le Président de la République a rappelé que ce pays qui est membre de l’Alliance pour le Sahel continue d’apporter son appui aux pays de la zone dans des domaines prioritaires, qui sont aussi ceux contenus dans le plan prioritaire du G5 Sahel qui vise à soutenir les zones frontalières fragiles menacées par les groupes terroristes et criminels. A ce sujet le président a annoncé une réunion de coordination des bailleurs de fonds en décembre à Nouakchott, et a invité une délégation allemande de même que pour le sommet de la commission Climat du Sahel que le Niger accueille le 4 et 5 novembre 2018.

Par la même occasion SE Issoufou Mahamadou a demandé à la Chancelière d’amplifier le soutien de l’Allemagne au Niger et aux pays du Sahel. Pour le Niger, le Chef de l’Etat a insisté sur les programmes en cours relatifs à la gestion des flux migratoires, à la scolarisation de la jeune fille. « Cela est très important pour nous pour créer les conditions de la transition démographique», a souligné SE Issoufou Mahamadou, concernant ce point. Les autres domaines sont ceux de l’énergie et de la promotion du secteur privé.

À propos de l'Auteur Souley Moutari, Envoyé spécial (onep)

Visite du ministre de la Communication au PK5 : Un prototype de décodeur de réception, testé et jugé satisfaisant

Tamtaminfo - il y a 9 heures 7 min

Les autorités en charge de la question de la Télévision Numérique Terrestre multiplient les offensives pour l’avènement de la TNT, le plus tôt possible, dans notre pays. C’est dans ce cadre que le ministre de la Communication, M. Habi Mahamadou Salissou, s’est rendu, hier matin, au niveau au PK5 sis au quartier Lazaret de Niamey, en vue de s’enquérir de l’évolution des travaux d’installation des équipements et encourager les techniciens à l’œuvre.

Le ministre Habi Mahamadou Salissou était accompagné pour la circonstance par le Représentant résident de l’UEMOA au Niger, de la présidente du Conseil National de Régulation des Communications Electroniques et Postales, (CNRCEP), du ministre Conseiller Spécial du Président de la République, Directeur général de l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI).

Sur place, le ministre Habi Mahamadou Salissou a trouvé des techniciens à pied d’œuvre pour faire en sorte que d’ici la fin de l’année « nous puissions faire véritablement cette transition numérique comme le souhaitent nos plus hautes autorités ». Justement un prototype du décodeur de réception présenté par un prestataire, en la personne de M. Ali Toumani, promoteur de la société Téléstar, a été testé et jugé satisfaisant par les techniciens. Aussi, le ministre s’est-il réjoui de la bonne disposition du prestataire à fournir, à temps et en quantité suffisante, le décodeur de réception, une fois la TNT lancée.

La présidente du Conseil National de Régulation des Communications Electroniques et Postales, Mme Bety Aichatou Habibou Oumani, a souligné l’importance de cette migration vers le numérique avec ses avantages dont la qualité des images. Elle a soutenu que cet objectif ne sera atteint qu’avec l’apport et la contribution des acteurs surtout les techniciens. Justifiant son déplacement avec Mme Bety a dit que le CNRCEP attend avec grand intérêt la réalisation de cette transition d’ici la fin de l’année. Selon elle, la migration vers le numérique permettra de libérer les fréquences, de mettre à la disposition des clients (téléphonie), la 4G ou dividende numérique.

« La TNT permettra aussi au Conseil National de Régulation des Communications Electroniques et Postales de bien fonctionner en terme de régulation » a-t-elle ajouté.

Abondant dans le même sens, le Directeur général de l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI), M. Ibrahim Guimba Saidou, a indiqué que cette visite a permis à la délégation ministérielle de comprendre que le Niger est sur le bon chemin car bientôt les signaux de la TNT seront accessibles et visibles. Faisant le rapprochement entre l’apport de la TNT avec le Programme du Président de la république, dénommé « les villages intelligents », M. Ibrahim Guimba Saidou a rappelé que l’image est très importante citant le dicton selon lequel « une image vaut mille mots ».

« Ce programme va nous permettra, pour une première, de faire en sorte qu’à travers l’association ou combinaison des villages intelligents grâce à la TNT, de faire en sorte que dans tous les villages du Niger qui seront connectés d’avoir l’accès au contenu de la télévision et de la radio notamment les radios communautaires pour vulgariser des messages » a-t-il explique. Pour lui, l’important est que « nos populations, partout où elles sont, vont recevoir des images de très haute qualité venues directement de la source sans interprétation ». Le DG de l’ANSI a expliqué que le programme  »Villages intelligents » est la porte d’entrée du développement rural, surtout quand on sait que nous sommes dans un pays où la majeure partie de la population est rurale ».

« Les programmes que notre pays voudrait soutenir notamment en matière de santé, d’éducation, de sécurité alimentaire et bien d’autres axées sur le développement auront beaucoup plus d’impact grâce à l’apport de la TNT », a ajouté M. Ibrahim Guimba Saidou. Ce dernier a estimé que le Niger sera une fois de plus le point focal dans toute la sous région parce que ce programme tel qu’il a été conçu est unique à son genre. Il a enfin exprimé toute sa confiance et son souhait de voir, très bientôt, notre pays célébrer l’avènement de la TNT.

À propos de l'Auteur Mamane Abdoulaye (ONEP)

Les Responsables de la FAO, du FIDA et du PAM en visite au Niger du 15 au 18 Août

Tamtaminfo - il y a 9 heures 13 min

les Responsables de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), du Fonds International du Développement Agricole (FIDA) et du Programme Alimentaire Mondial (PAM) effectueront une visite au Niger du 15 au 18 Août 2018 ‘’pour soutenir les efforts visant à lutter contre la faim au Sahel’’, apprend-on dans un communiqué de presse de ces institutions onusiennes transmis à l’ANP.


Le Directeur Général de la FAO, José Graziano, le Président du FIDA Gilbert F.Houngbo et le Directeur executif du PAM, David Beasley viennent au Niger dans le but de ‘’ souligner les efforts régionaux entrepris afin de gérer la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au sahel’’, souligne le texte.

Les responsables des agences alimentaires de l’ONU seront reçus à Niamey par le Président Issoufou Mahamadou et le Premier Ministre Brigi Raffini pour évoquer la lutte contre la pauvreté, le renforcement de la résilience face aux chocs et la gestion des migrations, peut-on lire dans le communiqué de presse des trois institutions onusiennes.

Le programme prévoit aussi des visites des sites de plusieurs projets où la collaboration entre la FAO, le FIDA ,le PAM, le Gouvernement nigériens et d’autres partenaires a permis d’offrir des nouvelles opportunités aux populations en lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire, note le texte ajoutant que La FAO, le FIDA et le PAM ‘’soutiennent l’initiative du Gouvernement nigérien qui consiste à ce que les’’ Nigériens nourrissent les Nigériens’’ qui vise à réduire la pauvreté et à renforcer la résilience en situation de crises alimentaires.

Près de 6 millions de personnes seront confrontées à une situation de grave insécurité alimentaire dont près de la moitié -2,7 millions personnes- sont des éleveurs ou agropasteurs et environ 1,6 million d’enfants devraient souffrir de malnutrition aigue sévère pendant la période de soudure- juin à septembre- au sahel, selon des récentes estimations citées dans le communiqué.

Le sahel est en proie aux chocs climatiques avec des sécheresses périodiques et leurs effets dévastateurs sur les populations vulnérables de la zone qui sont en outre confrontées à l’insécurité et aux migrations irrégulières.

À propos de l'Auteur Agence Nigerienne de Presse

IN MEMORIAM ! PIERRE NIGNON, Ancien Lycéen, Ancien Banquier du développement, discret et efficace

Tamtaminfo - il y a 9 heures 21 min

17 jours déjà que Pierre Nignon, Pierrot pour nous ses familiers, nous a quittés, et un silence tombal accompagne sa disparition ! Pas trace d’un témoignage écrit émanant d’un de ses nombreux admirateurs, à qui il aura donné des tranches de vie de bonheur, moments mémorables de la vie, qui lui donnent finalement le mérite d’être vécue. Un malaise indicible suinte, même si nous sommes dans la pire société de l’oralité.

J’avais décidé de prendre un peu de recul par rapport à l’écriture. Mais Winston Churchill avait prévenu : “L’écriture est une aventure. Au début c’est un jeu, puis c’est une amante (Astaghfiroulah !), ensuite c’est un maître et ça devient un tyran.” Etant sous l’emprise du tyran….je m’y essaie à nouveau. A Ecrire pour mon grand frère Pierrot, qui le mérite amplement de la part des anciens lycéens que nous sommes, un témoignage de fraternité sincère. Ecrire pour combler les absences des amoureux du lycée que sont les Daré Nouhou, Handou, Ali, Amadou, entre autres…

Je l’ai dit et redit, ces derniers temps l’incontournable Faucheuse tourne à plein régime et n’accorde plus aucun répit à notre génération. L’étau se resserre. Rien à faire, il faut préparer son baluchon.

Elle vient une fois de plus de nous surprendre, en nous arrachant un autre banquier en la personne de Pierre Nignon, Economiste discret mais efficace. Encore un ancien du Lycée National d’antan (actuel Lycée Issa Korombé), pépinière de la jeunesse prometteuse d’après les indépendances.

Sitôt la terrible épreuve encaissée, le seul dilemne pour nous autres, sursitaires de l’impitoyable Faucheuse, était de savoir ce qu’il y’avait lieu de faire pour celui d’entre nous sur lequel son choix venait de se porter. En attendant bien entendu notre tour ? A part de l’accompagner à sa dernière demeure, la moindre des choses.

Pourrais-je donc survivre à un refus de témoignage après la perte cruelle de mon grand frère PIERROT, connu dès le début des années 60, lui qui a comblé de joie tant de lycéens de notre génération et fait notre fierté ? Quels pans de sa vie exposer à la lumière du jour, d’autant plus qu’ » Écrire pour le public est une rude besogne où l’attention est toujours en éveil pour choisir et critiquer tous les matériaux fournis par la spontanéité …écrire pour soi, ce n’est plus travailler, c’est respirer. Respirons donc, traçons ces lignes au hasard de l’émotion et de la pensée, sans les voir naître et finir, surtout sans les relire ; que la plume sténographie machinalement le poème intérieur, triste ou gai  » comme l’a si bien dit Sully Prudhomme dans son       « Journal intime » du 14 juin 1868 ?

C’est décidé : je parlerai de ce que je sais de l’homme, Sans aucun fard !

En pareille circonstance,nous le savons tous, que de souvenirs quidéfilent à une cadence insoupçonnée. Des plus lointains aux plus récents. Et le couperet de notre jugement de l’homme tomber en quelques fractions de secondes. PIERROT fut un bon type.

Que retenir des tranches de vie vécues avec le grand frère PIERROT, ce lycéen rencontré dans les années 60 dans le quartier nouveau marché et plus tard au Lycée National (actuel Lycée Issa Korombé), où nous avons partagé cinq bonnes années intenses de vie associative du temps où ce temple du savoir méritait amplement son nom ?

Tranches de vie suffisantes pour apprécier les qualités de l’homme.

Que retenir de l’homme, me demanderez-vous ? Je vous répondrai que Pierrot c’est un esprit sain dans un corps sain ! Sans calcul aucun ! Toujours égal à lui-même, de bonne humeur, toujours attentif, toujours respectueux, même vis-à-vis deses petits frères que nous sommes qui lui devons le respect. C’est ce que nous retenons de l’homme. Et de son éternel sourire amical de bienveillance….

Pierrot, c’est ce féru de BASKET, à la mise impeccable, à la détente de félin qui a fait la fierté de plus d’un lycéen lors des mémorables derbies d’avec nos rivaux de l’époque, à savoir, les AS PTT, FAN, EAMAC, et que sais-je encore…. C’est aussi ce joueur hors pair aux 20 (vingt) rebonds fabuleux et dix (10) passes décisives par match, aux shoots suspensifs dont on se souviendra longtemps encore comme si c’était hier. Ce, malgré les deux quarts de siècle nous séparant de la faste période. Sur le terrain de basket du terrain municipal ou du lycée, la balle orange est ronde pour tout le monde. Pas de tricherie possible. Ah, la belle époque ! Les coups bas, les méchancetés gratuites, les fausses promesses étaient alors inconnus. Les lecteurs et adeptes de Machiavel faisaient leurs apprentissages au REX, au VOX, au « Franco » et autres hauts lieux de la « civilisation » du Niamayzé qu’il était.

De sa vie professionnelle, retenons d’emblée que l’homme a très tôt pris ses distances avec l’Administration centrale pour servir son pays avec abnégation à la Représentation locale de la Banque mondiale. La Banque mondiale, où n’entre pas qui veut, il y croyait fortement. Tenez, lors de notre rencontre, il y’a quelques mois, à l’occasion d’un autre départ cruel d’un proche, le grand frère m’avait paru désabusé. Rien ne marche tout est verrouillé avait-il tranché.

Comme tous ceux qui ont choisi d’être Economiste, PIERROT a sûrement dû mal vivre la première place occupée par notre pays dans le classement de l’lndice du  …Sous-Développement Humain. Comment pouvait-il en être autrement quand l’on a consacré toute sa vie active à l’atteinte de l’objectif de l’amélioration des conditions de vie de ses compatriotes ? Mais connaissant l’homme, il a dû prendre cette épreuve avec philosophie en gardant l’espoir qu’une autre génération allait relever le défi. Après tout, notre pays, comme l’a si bien dit l’autre, « est riche mais mal géré….. »

Sa vie il l’a consacré à sa passion, l’Economie. Les joutes oratoires, le marxisme, le communisme, le maoïsme,  le socialisme, le stalinisme, le machiavélisme et tous ces suffixes barbares en isme, il ne connaît pas. Son seul credo, le travail. Il n’en a pas eu besoin d’user de machiavélisme et de coups en-dessous de la ceinture pour s’émanciper. Le talent était inné chez lui…

Très tôt, Pierrot a rencontré l’âme sœur, en la personne de Haoua, l’une de ses douces moitiés. Elle l’a choisie, ou alors si vous préférez ils se sont choisis et ont pris comme  leitmotiv : pour bien vivre, vivons cachés. Puisque « Le sentiment de ne pas être aimé est la plus grande des pauvretés » Comme l’a dit Mère Teresa. Lui était riche. Très riche. Riche de l’amour des siens, de l’amour de ses douces moitiés, de ses amis, de ses anciens coéquipiers. Amour, qui l’a forgé et maintenu dans la générosité de cœur et d’esprit puisqu’Alexandre Dumas, fils nous enseigne que  « Par les déceptions de fortune et d’amour, par les événements du cœur, on n’arrive qu’à la science étroite de l’égoïsme. Jean Jacques Rousseau, nous l’a dit et nous en sommes convaincus : « l’homme est fondamentalement bon et innocent, mais que c’est la société dans laquelle il est placée qui le corrompt et le dénature, faisant ainsi de lui quelqu’un de méchant ». « Les « Gnamaizés »me comprendront sur le cas de Pierrot …puisque notre Niamey de solidarité de bonté et d’insouciance des années post indépendance est « gâté » comme disent nos frères ivoiriens.

PIERROT  n’avait donc aucune raison d’en vouloir à la vie, et donc d’avoir l’insulte à la bouche comme seul faire-valoir à l’instar de ces compatriotes qui nous tympanisent et polluent notre existence. La vie lui aura tout donné.

In fine : Pierrot a véritablement rempli son contrat sur terre….Sans jamais courber l’échine en souffrant en silence du naufrage économique collectif, qui nous affecte tous.

Que ceux qui en doutent encore se ravisent ! Nous ne sommes que poussière ! Et nous retournerons poussière !

A ses douces moitiés Haoua et Fatoumata, à ses dignes héritiers Bachir, Yacine, Malick, Hakim, Adam, Hairati et Youssouf, nous disons courage, puisque Pierrot n’est pas mort, il vit en nous et sa place est au Paradis !

Pour nous autres sursitaires (pour combien de temps encore), je n’ai, une fois de plus, que l’unique formule magique de STENDHAL à proposer : « Puisque la mort est inévitable, oublions-la. »

Repose en paix, grand-frère PIERROT !

À propos de l'Auteur Djibril Baré Ancien du Lycée National (actuel Lycée Issa Korombé)

Ibrahim Yacoubou appelle les Nigériens à sortir massivement dans la rue…

Tamtaminfo - il y a 9 heures 29 min

Ibrahim Yacouba a été limogé de son poste de ministre des Affaires étrangères en avril 2018 (image d’illustration).
© ISSOUF SANOGO / AFP

Chers amis, Notre indignation permanente alimentée par la cherté de la vie, les scandales financiers à répétition, le bradage de nos ressources, la gabegie, les violations de nos libertés et de nos droits doit sortir de Facebook et de Whatsapp pour aller dans la rue.

Notre indignation doit sortir de nos universités, de nos écoles et de nos centres de santé pour aller dans la rue. Notre indignation doit sortir des champs, des marchés, des ateliers, des taxis, des abords des puits pour aller dans la rue. Notre indignation doit sortir des salons, des fadas et des mosquées pour aller dans la rue.

Oui, toutes nos indignations doivent sortir et aller dans les rues manifester pacifiquement pour sauver notre pays. Ce n’est pas un secret. Nous nous préparons, nous nous rassemblons et nous sortirons ensemble dans la rue pour imposer le respect de l’État de droit et de la bonne gouvernance dans notre pays. La force est et restera toujours du côté du peuple nigérien.

À propos de l'Auteur IYAC

“À ces leaders politiques qui critiquent la démocratie Nigérienne” , déclare l’honorable Députe du MPN Kishi Kassa Abdourahmane Oumarou

Tamtaminfo - 15/08/2018

Le vrai danger pour notre pays et sa démocratie c’est le manque de démocratie au sein de certains partis politiques ! Si non comment comprendre que certains Président de parti sont plus que sur d’être le candidat de leur formation politique pour les élections présidentielles de 2021 sans avoir le quitus du congrès d’investiture ou du Bureau Politique Nationale.

2021 ce n’est pas demain ni après demain ! À moins qu’ils ne soient des Devins…

Par contre je ne suis pas devin mais je suis convaincu d’une chose :
les électeurs de 2021 seront très très prudents , ils voteront les meilleurs programmes ,les meilleurs projets de société plutôt que les personnes !

Soyez des bons démocrates dans vos partis respectifs et ensuite donnez votre point de vue sur la démocratie du pays !

Votre serviteur OUMAROU Abdourahamane

À propos de l'Auteur Honorable Député Abdourahamane Oumarou

Crise au CPR Inganci : Kassoum Moctar fait feu de tout bois !

Tamtaminfo - 15/08/2018

Le Ministre Kaasoum Mamane Moctar

Dans une lettre datée du 7 juillet, le bureau politique du CPR Inganci de Kassoum Moctar infligeait la sanction d’exclusion définitive au militant Abdourahamane Touré de la section de Tillabéry. Auparavant, dans une précédente lettre, le même bureau politique procédait à la dissolution de la section de Niamey. Bien avant, le secrétaire exécutif du parti monsieur Moussa Mahamane dit Maty avait démissionné avec fracas le 20 mai dernier de ses fonctions pour dit-il ne pas être  » co-comptable  » des agissements de leur président.

Des faits qui attestent bien que rien n’est au beau fixe au CPR Inganci. Mais ce qui préoccupe le plus les militants du CPR Inganci de Maradi, ce n’est pas tant les démêlées de Kassoum Moctar avec les sections des autres régions, mais plutôt la brouille, voire la mésentente qui l’oppose à son ami de toujours, son alter égo, son suppléant aujourd’hui député, l’honorable Ibrahim Kabirou, petit frère de Ibrahim Yacouba, juste pour une affaire de poste de rapporteur d’une commission de l’Assemblée Nationale.

Une mésentente mal vécue par les militants du CPR qui ne comprennent toujours pas comment la politique peut briser une telle amitié.

À propos de l'Auteur LE SOUFLE N° 25

Source d’inspiration : Rabiou ABDOU, Faiseur de banques !

Tamtaminfo - 15/08/2018

 » Chaque village a son champion « , comme dit l’adage.Parmi les champions, les uns sont certainement plus prodigieux que les autres. Rabiou Abdou, 50 ans, natif du village de Jiga, Commune rurale d’Ourafane, Département de Tessaoua, fait incontestablement partie de cette classe de nigériens ultra prodigieux, capables de transformer une simple liasse de papiers blancs, par la magie de l’intelligence, en liasses d’argent et même en banque !

Ils se comptent au bout du doigt, ces » artistes  » nigériens capables de monter une banque, du papier jusqu’au concret et la manager jusqu’à son paroxysme !Avant de subir un jour le complot de nos convoitises. Technicien hors pair, il l’a fait avec brio à trois reprises, au point où aujourd’hui, pour le différencier de tous les Abdou, Rabiou, Rabé, et Abdoulaye qui foisonnent à Maradi, l’opinion régionale le surnomme affectueusement « Rabiou BAGRI », du nom d’une des banques qu’il a fondée.  » Celui qui est intelligent ne peut manger du sable « , dit cet autre adage ! Rabiou Abdou, très brillant et distingué dans toutes les écoles fréquentées depuis son jeune âge, la tête pleine de chiffres et de projets, n’a jamais chômé.Il voyait déjà plus large.

Avec ses amis et collègues banquiers ouest africains, il était à l’initiative de la création de la BRS, Banque Régionale de Solidarité, en 2005, dont il dirigera la filiale nigérienne. Très vite il avait réussi à faire d’elle l’une des institutions financières les plus attractives du moment, avec des agences à l’intérieur du pays. Cette filiale servait de modèle du Groupe BRS au point où l’homme était sollicité au Bénin, au Togo et surtout en Guinée Bissau où assurait l’intérim du DG cumulativement avec ses responsabilités de DG au Niger. Il y restera jusqu’en 2008, avant d’être rappelé au siège de la BCEAO.

Comme l’ensemble du Groupe BRS dans les 8 pays de l’UEMOA, la BRS-Niger rachetée par le Groupe ORABANK devient Orabank-Niger. La BAGRI (Banque Agricole du Niger) dont il porte le nom en politique, est justement cette banquequ’il a mise au point en 2010, après son départ de la BRS, sous la transition militaire. En son temps c’était extrêmement novateur et audacieux de créer une banque pour le financement d’un secteur agricole désorganisé, sous bancarisé, mais qui en avait grandement besoin. Dieu seul sait aujourd’hui le rôle joué par cette banque, sous son magistère, dans la structuration et le développement du secteur agricole.

Toujours en avance sur son environnement, il innove en mettant en place un large réseau d’agences dès le départ. Il a fallu l’arrivée des vrais banquiers marocains avec la reprise de la BOA accompagnée par une politique d’ouverture d’agences dans tous les coins de Niamey et même dans certains gros villages, pour comprendre la stratégie de réseau que seul ce jeune banquier portait au Niger. En pur produit de la BCEAO, Rabiou BAGRI n’a jamais communiqué sur l’excellente santé de cette banque le jour de son départ. Il a fallu la récente crise de ASUSU et le dérapage de son administrateur provisoire Bachir Amadou, « redresseur » illusoire de ASUSU, pour que l’opinion découvre, avec extrême étonnement pour certains, la parfaite santé que Rabiou BAGRI a assuré à cette banque.

Retenez bien, un solde positif d’argent liquide de 12 milliards de FCFA laissé dans les caisses de la BAGRI par ce talentueux banquier, digne fils de Maradi, et 441 millions de bénéfices. Tu fais honneur au Niger.

Le rapport de passation de service contenant ces chiffres publié par Tamtaminfo, est paraphé, signé et certifié par l’Inspecteur de Finance Hamani Amadou. Aucun doute n’est permis et les ennemis ont tous disparus, têtes baissées. Libéré des responsabilités bancaires, il se consacra à ses activités entrepreneuriales privées et à la politique ! Comme en finance, tout lui sourit, la mayonnaise prend au premier essai et d’entrée il est élu haut les mains Député PNDS à Tessaoua en 2016. Mais son destin de créateur de banques va très vite le rattraper. S.E.M. Issoufou Mahamadou rempile pour un second mandat.

Son projet de campagne prévoit la construction de plusieurs milliers de logements sociaux et la mise en place d’un fonds de l’habitat. Dieu faisant bien les choses, il y’avait dans les rangs de son parti un certain Rabiou BAGRI, pour l’aider à acter le tout sur le terrain. Notre Député est alors (encore) nommé DG de la banque de l’habitat alors qu’elle n’était qu’une  » idée « . Et comme à son habitude, il fait de cette  » idée  » une réalité aujourd’hui. Elle vient de décrocher le quitus de la Commission Bancaire de la CEDEAO, en juin dernier, ultime étape avant le démarrage de ses financements.

Le problème de logements sera très bientôt résolu au Niger. Personnage discret, humble et de communication facile, brillant Ingénieur de son état, Rabiou est sans doute l’un des techniciens du plus haut niveau de sa catégorie, sur le marché nigérien de l’intelligence financière. Homme politique dotée d’une redoutable capacité de mobilisation de masse, Rabiou BAGRI est incontestablement l’un des politiciens les plus respectés et attendus de la région de Maradi. Un exemple qui devrait inspirer la jeunesse nigérienne et africaine dans son ensemble !

À propos de l'Auteur El Kaoujé Mahaman Lawaly (LE SOUFLE N° 25 )

Arrivée du Président de la République SEM Issoufou Mahamadou à Berlin pour une visite de travail et d’amitié

Tamtaminfo - 15/08/2018

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, est arrivé mardi en fin d’après-midi, 14 août 2018, à Berlin, en Allemagne, où il effectue une visite de travail et d’amitié.

Le Président Issoufou Mahamadou s’entretiendra en tête-à-tête, mercredi, 15 août, avec la Chancelière allemande Dr. Angela Merkel.

Le Chef de l’Etat est accompagné dans ce déplacement, du Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Ouhoumoudou Mahamadou et de la Ministre du Plan, Mme Kané Aichatou Boulama.

À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique

Interview président du CSC : «Nos interlocuteurs ont dit qu’ils ont maintenant compris que le CSC est là pour les aider, pour les guider et même pour les protéger», se réjouit Dr Sani Kabir

Tamtaminfo - 15/08/2018

Du 30 juillet au 7 août derniers, le président du Conseil supérieur de la Communication (CSC) Dr Sani Kabir a effectué des missions dans les régions de Dosso, de Maradi, de Zinder et de Tahoua. Dans les différents Chefs-lieux des régions, Dr Kabir s’est notamment entretenu avec des journalistes, des autorités administratives et coutumières, des responsables des Forces de défense et de sécurité, des hommes politiques et des membres de la société civile. Le président du CSC a, au cours de cette mission de vulgarisation des textes et du rôle du CSC, échangé au total avec près de 200 journalistes, 60 acteurs politiques et de la société civile, des FDS, en vue du renforcement de capacités en matière des textes juridiques sur la communication au Niger. Il nous livre, dans cet entretien, l’essentiel des différents échanges qu’il a eu avec ces différentes couches socio-professionnelles, à l’intérieur du pays.


Monsieur le président du CSC, du 30 juillet au 7 août derniers, vous avez effectué une mission qui vous a amené dans certaines régions de notre pays. Peut-on connaître les objectifs de cette 1ère mission que vous venez de faire ?

Je remercie l’ONEP pour cette occasion qu’il me donne pour faire, en quelque sorte, le bilan de cette première série de missions que, ma délégation et moi venons de mener à l’intérieur du pays. En effet, aux dates que vous venez d’évoquer nous avons visité quatre des huit Chefs-lieux de région que compte notre pays, à savoir Dosso, Maradi, Zinder et Tahoua. Ces visites rentrent dans le cadre de la vulgarisation des nouveaux textes du CSC, notamment la nouvelle ordonnance portant Organisation, Attributions et Fonctionnement du CSC, ainsi que la loi portant sur la publicité. Il est essentiel, pour nous, de porter à la connaissance du public ces nouveaux textes mais aussi, en tant que nouveaux membres de ladite institution, de rencontrer les acteurs des médias et nos relais régionaux. Nous les avons tous rencontrés, nous avons écouté leurs préoccupations, pour éventuellement y apporter les réponses appropriés, nous leurs avons aussi présenté le rôle et les objectifs du CSC. C’était donc des rencontres de contact et de vulgarisation que nous avons initiée dans ces régions.

Comment ont été organisées ces missions et quels en étaient les principaux sujets évoqués ?

Les missions se sont organisées en trois axes. Il y a eu un premier axe qui a concerné à Dosso, les journalistes des radios et télévisions privées et communautaires des régions de Tillabéry et Dosso. Le second axe a regroupé, à Maradi, ceux des radios et télévisions privées et communautaires de Maradi, Zinder et Diffa. Le troisième axe, a réunis à Tahoua les médias privés de Tahoua et Agadez. Les échanges ont été fructueux car ils nous ont permis de donner la vraie information car avec les réseaux sociaux n’importe quelle information est publiée, qu’elle soit vraie ou fausse. Ainsi, l’information est dénaturée, la fausse information prend la forme d’une vraie et vice-versa. Il fallait donc séparer la bonne graine de l’ivraie. Nous avons aussi beaucoup échangé sur les nouvelles réformes au niveau du CSC. Les échanges ont aussi porté sur la fameuse question du pouvoir conservatoire du président du CSC ou du bureau, la réforme du fonds d’aide à la presse, qui d’ailleurs ne sera plus direct mais indirect. A ce niveau nous avons rassuré les confrères que les Fonds d’aide à la presse 2016 et 2017, seront eux directs, selon la loi. Nous avons aussi évoqué la question de la qualité des membres qui doivent constituer le CSC. Ainsi, la loi précise que nul ne peut être membre de cette Institution s’il occupe une quelconque fonction politique locale, régionale ou nationale.

Et quelle perception, vos interlocuteurs avaient-ils de l’Institution que vous dirigez ?

Partout où nous sommes allés, nous avons donc fait le tour des différentes reformes intervenues au sein de notre Institution. Beaucoup des questions ont été posées par nos interlocuteurs. Ces échanges nous ont permis de comprendre, qu’en fait les gens méconnaissent le CSC et cela est plus surprenant quand c’est les journalistes même qui, en grande majorité, le méconnaissent. Nous avons fait ces missions avec des documents publiés pour la circonstance et qui ont été largement vulgarisés et distribués. Nous les avons mis à la disposition des hommes politiques, des journalistes, des FDS, de la société civile, bref de tous les acteurs intéressés par la communication et les médias. L’autre question qui intéresse surtout les médias c’est la réglementation de la publicité par voie de presse.

En effet, c’est autour de cette question que les promoteurs des organes de presse ont fait un préalable pour l’adoption de la convention collective.

Nous leur avons dit que les nouveaux fonds d’aide à la presse vont servir de fonds de formation des journalistes tout comme la publicité qui ne sera plus une affaire entre l’annonceur et le promoteur du média. Cette publicité constituera une cagnotte globale qui sera repartie selon une clé équitablement élaborée. Aussi, même la durée d’un spot publicitaire va être déterminée, car ce dernier, doit répondre à des critères standards comme la durée, le contenu et la rentabilité, qui va permettre d’engranger des fonds. Par exemple, un spot de 30 à 45 secondes est règlementaire. A contrario un spot qui dure 3 à 4 minutes fait perdre de temps et de l’argent au média, car engendrant un manque à gagner et une publication de 5 à 6 spots.

A l’issue de tous ces échanges, beaucoup de nos interlocuteurs ont reconnus n’avoir pas bien compris les objectifs, le rôle ainsi que les réformes nouvellement faites au niveau du CSC et qu’avec ces explications et les documents mis à leur disposition, ils comprennent mieux que cette Institution n’est ni un organe politique encore moins oppresseur. Ils ont dit qu’ils ont maintenant compris que le CSC est là pour les aider, pour les guider et même pour les protéger. Donc, nous avons le certitude au CSC, que nous devons continuer ces actions de communication, de vulgarisation et de contacts avec les citoyens pour être mieux compris. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons initié ces missions, que nous comptons poursuivre périodiquement.

Lors de ces visites à l’intérieur du pays, vous avez relevé des cas d’atteinte à l’éthique et à la déontologie, comme les fausses publicités, les pubs relatives aux produits de la pharmacopée traditionnelle, notamment. Comment comptez-vous y remédier ?

Cette question est intéressante car les gens pensent qu’étant loin de Niamey, nous n’avons pas de contrôle sur eux estimant qu’il est difficile voire impossible. Mais je leur rappelle qu’avec le monitoring et la plateforme distante, il est très facile de suivre et d’extraire les éléments litigieux. Il suffirait qu’il ait une saisine ou une auto-saisine pour que le CSC réagisse. Dans une ville du Niger, que je ne citerais pas ici, c’est même un maire qui a eu l’audace de donner des autorisations pour diffuser des publicités de pharmacopée traditionnelle. Nous nous demandons s’il a agi par ignorance ou par abus de pouvoir.

Nous pensons qu’il est peut être de bonne foi et qu’il ignorait qu’il n’a pas ces prérogatives et que son mandat ne lui donnait pas ce privilège.

Dans tous les cas, ce genre de publicité est interdit, par la loi, comme ce n’est pas aussi permis celles des pharmacies, des cliniques, des centres de santé ou autre produits pharmaceutiques. Les publicités parlent des médicaments contre le sida, le cancer, le diabète, l’hypertension, pour la fertilité, contre la ménopause, certains poussent le ridicule pour dire qu’ils ont des médicaments même pour obtenir le BAC, le BEPC, comme c’est le cas d’un charlatan incriminé récemment à Niamey. Ce dernier a trompé beaucoup de candidats qui ont lamentablement échoués après avoir achetés ses médicaments.

Nous avons donc attiré l’attention des médias et des citoyens sur la dangerosité des publicités mensongères. Et nous leur avons signifié qu’ils peuvent saisir le CSC ou que l’Institution peut s’autosaisir et sévir en conséquence. Beaucoup ont reconnu leur tort et ont promis de mettre fin à ces pratiques. Dans tous les cas, nous avons instruit nos relais pour être plus attentifs et pour nous indiquer des cas de violations de la loi. Nous avons aussi demandé aux cadres de commandement de nous faire parvenir tout cas de publicité mensongère.

Le Niger connait une floraison des médias, on parle d’une quinzaine de télévisions, d’une cinquantaine de radios et de plus de 50 titres de journaux. Qu’est ce qui explique, selon vous, cette prolifération des médias ?

Je pense que cela est un très bon signe et montre la vivacité et le dynamisme de notre démocratie. S’il y a autant de médias, cela veut dire que la démocratie se porte bien, que le pluralisme d’opinions, d’idéologie est une réalité au Niger. Cela ne doit pas faire peur. Au contraire, nous devons plutôt encadré cela. Par exemple pour la presse écrite, nous sommes dans un régime déclaratif, qui permet sur la base de la loi et sous réserve de présenter au procureur de la République un exemplaire, de créer son propre journal. Les réformes engagées permettront aux médias, de tous genres, de tendre vers des vraies entreprises de presse. Car c’est ce qui nous fait défaut. Dans tous les cas les réformes engagées visent cela.

C’est justement à cause de cet aspect que les médias ont des problèmes avec le redressement fiscal engagé par l’administration des impôts. Justement par rapport à cette question, comme vous le savez sans doute, des avis de paiement des impôts ont été envoyé aux médias, et je rappelle ici le communiqué diffusé par le CSC, qui indiquait que le CSC n’est pas habilité à intervenir dans la gestion administrative et comptable d’un organe de presse quel qui soit. Notre compétence se limite à la régulation donc au contenu, au respect de l’éthique et de la déontologie, à travers l’information et la publicité. Nous ne pouvons pas nous substituer à l’administration fiscale et vice-versa et il faut qu’on soit clair là-dessus et c’est aussi cela le sens de notre communiqué de la dernière fois.

La mission principale du CSC est la régulation des médias publics et privés. C0omment le CSC arrive-t-il à accomplir cette mission ?

Nous avons, depuis 2016, un des systèmes les plus performants de contrôle des médias audio-visuels de l’Afrique. Nous l’avons mis en place grâce à la coopération marocaine. Nous saisissons d’ailleurs cette occasion pour remercier le Royaume du Maroc pour cet appui. Je pense qu’il n’y a que le Niger, le Maroc et l’Afrique du sud qui possèdent un tel système performant de régulation. Nous avons aussi la plateforme distante, acquise grâce à la coopération française, que je remercie et félicite aussi au passage. Pour cette catégorie de médias nous n’avons donc pas de souci. Concernant maintenant la presse écrite, la Commission d’instruction Ethique et Déontologie, qui a remplacé le Conseil de presse, s’évertue à éplucher, chaque semaine, les contenus de tous les journaux.

Ce qui nous permet de les contrôler et de déceler, éventuellement des cas de litiges, que nous traitons aussitôt. C’est ainsi que nous procédons pour étudier chaque cas, chaque plainte ou chaque saisine que nous traitons quels que soient le jour ou le moment. Et quel que soit le temps, dès que nous découvrons ce qui est contraire à la loi, sur un média, nous l’interpellons aussitôt en lui rappelant les dispositions de la loi.

Il y a quatre mois vous avez été élu, par vos collègues conseillers, président du CSC ; sous quel signe placez-vous votre mandat et que sera sa particularité par rapport à ceux de vos prédécesseurs ?

Nous pensons qu’il ne faut jamais se comparer aux autres. Nous pensons que nos prédécesseurs ont fait leur part de boulot. Ils ont fait un grand travail et nous nous plaçons dans une logique de consolidation des acquis. Nous allons préserver ces acquis. Beaucoup de choses ont certes été faites mais nous allons évoluer là où beaucoup d’autres choses restent à faire. Par exemple, récemment nous avons signé l’avant-projet de décret portant sur le règlement de l’audio-visuel, qu’on va remettre au Ministère de tutelle en partenariat avec celui chargé des Relations avec les Institutions. Il y a aussi l’avant-projet de loi sur les principes fondamentaux de la liberté de presse. Nous citons aussi, les textes connexes qui viennent compléter la loi sur la publicité.

Car je vous rappelle que les promoteurs des médias privés ont fait de cette question un des préalables pour la signature de la convention collective, nous sommes donc en train de légiférer là-dessus. Ainsi, nous sommes en train de combler le vide juridique qui existe sur certaines questions pour une meilleure régulation de nos médias. C’est pour dire qu’en 4 mois d’exercice, nous ne pouvons prétendre tirer un quelconque bilan sur un mandat de 5 ans. Cependant, nous pouvons dire qu’en 4 mois d’exercice nous avons produit 2 projets de textes essentiels qu’on va soumettre au gouvernement pour adoption. La redevance audio-visuelle permettra à l’Etat nigérien de rentrer dans ses droits car depuis 1993 c’est une sorte de no man’s land.

Avec cette redevance, le monde de la presse au lieu qu’il soit budgétivore va mobiliser beaucoup d’argent pour le trésor national.

Cette mobilisation permettra aussi d’améliorer et de renforcer, encore plus, le fonds d’aide à la presse. Nous envisageons aussi de proposer des textes sur l’amélioration de cette redevance audio-visuelle. Par rapport à la redevance ORTN, nous allons donc dialoguer avec le gouvernement pour trouver un terrain d’entente pour proposer une loi ou encore pour modifier l’ordonnance de 1988 qui porte sur la redevance ORTN, pour qu’elle soit une redevance audiovisuelle nationale dans un cadre légal, équitable et démocratique. Voilà quelques chantiers sur lesquels nous œuvrons et nous n’allons pas nous arrêter là. Nous ferons aussi d’autres propositions dans le sens d’atteindre les objectifs du CSC et pour une meilleure promotion de la démocratie ainsi que l’amélioration du monde médiatique nigérien.

À propos de l'Auteur Interview réalisée par Mahamadou Diallo (ONEP)

Arrivée du Président de la République SEM Issoufou Mahamadou à Berlin pour une visite de travail et d’amitié

Actuniger Politique - 14/08/2018

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, est arrivé mardi en fin d’après-midi, 14 août 2018, à Berlin, en Allemagne, où il effectue une visite de travail et d’amitié.

This RSS feed URL is deprecated

Google Actualités - 11/08/2018
This RSS feed URL is deprecated, please update. New URLs can be found in the footers at https://news.google.com/news

Les chances inouïes du Niger : Par Dr Farmo Moumouni - aniamey.com

Google Actualités - 11/08/2018

aniamey.com

Les chances inouïes du Niger : Par Dr Farmo Moumouni
aniamey.com
Dans les livres, dans les rapports, dans les conversations et dans les discours, dans nos esprits et dans nos mentalités, le Niger apparaît comme un pays pauvre, le pays qui occupe la place ultime dans le classement des nations, comme un pays enclavé, ...

L'Office du Niger a réalisé en 2017, un bénéfice net de 66,3 millions ... - Happy in Africa (Communiqué de presse) (Blog)

Google Actualités - 10/08/2018

Happy in Africa (Communiqué de presse) (Blog)

L'Office du Niger a réalisé en 2017, un bénéfice net de 66,3 millions ...
Happy in Africa (Communiqué de presse) (Blog)
Les résultats de l'année 2017 de l'Office du Niger (ON) viennent d'être publiés. Selon son Président directeur général, Mamadou M'Baré Coulibaly (photo), cet organisme a obtenu au terme de cet exercice, un bilan financier plutôt satisfaisant. Les ...

Niger : Très bénéfique pour les citoyens et l'environnement - African Manager

Google Actualités - 10/08/2018

African Manager

Niger : Très bénéfique pour les citoyens et l'environnement
African Manager
Impropres à la consommation animale, ces résidus – disponibles en grande quantité le long de la vallée du fleuve Niger – sont souvent rejetés dans la nature. Utilisée comme combustible, la balle de riz offre pourtant une alternative écologique et ...

et plus encore »

Signature de plusieurs accords de partenariat entre le Niger et l ... - anp.ne

Google Actualités - 10/08/2018

anp.ne

Signature de plusieurs accords de partenariat entre le Niger et l ...
anp.ne
Le Ministre des Affaires Etrangères a rappelé ''l'initiative lancée par le Président de la République lors de sa visite de travail et d'amitié en Indonésie aux autorités indonésiennes pour effectuer une visite au Niger durant cette année 2018 afin de ...
Visite discrète du Libyen Khalifa Haftar au NigerRFI
Le Niger et l'Indonésie lancent les bases d'une "coopération ...aniamey.com
Le Niger et l'Indonésie lancent les bases d'une "coopération ...Centre d'Informations Internet de Chine
Niamey et les 2 jours -Chine.org
16 autres articles »
Syndiquer le contenu