Actualité politique

ENJEUX GEOPOLITIQUES ELECTORAUX AU NIGER

Par Sarkin Giara Cha Tanbaya

Quel est le contexte des prochaines élections au Niger ?

Instabilité en Libye, instabilité au Mali, instabilité en Centrafrique, au Soudan, au Nigéria. Stabilité précaire en Côte d’Ivoire. Tentative de déstabilisation du Cameroun, du Tchad. En même temps qu’une crise économique forte balaye l’occident. Cette crise fait accroitre la dépendance occidentale en matière première. D’autant plus que de nouveaux acteurs (chinois, indiens, russes) prétendent aux champs d’actions occidentales notamment en Afrique. Etant plus compétitifs, ces nouveaux acteurs mettent sérieusement en danger la survie des nations occidentales en Afrique.

Dieu, nos gouvernants et nous !

Mosquée d'Agadez, promeneur et chèvre

Ce qui ne cesse de m’interpeller depuis que j’observe nos sociétés, ce sont les relations que d’aucuns établissent en politique, entre les divinités, les gouvernants et les gouvernés. Ce qui me révolte c’est le sort fait aux peuples.

Révolté, je le suis davantage, lorsque je vois ces peuples qui se laissent convaincre que ce sort procède de la volonté de Dieu. Je ne suis pas dans le secret de Dieu, mais la faculté de discernement qu’il m’a accordé m’autorise à dire que ce sort ne vient ni de «Ikon Allah » ni de « Ir Koye wadou». Est-ce la volonté de Dieu que les richesses mises par ses soins sur nos terres, pour le profit de tous, soient accaparées par quelques-uns?

Est-ce la volonté de Dieu que l’injustice s’enracine, croisse et fleurisse sur nos terres?

Est-ce la volonté de Dieu que la corruption se loge dans nos institutions et les gangrène?

Est-ce la volonté de Dieu d’affamer le peuple, de le priver des lumières de l’éducation et des soins de santé?

Sécurité au Sahel: le dilemme cornélien des autorités nigériennes

Rédigé par Moctar KARIDIO

Depuis le coup d’Etat orchestré par le Capitaine Adama Haya Sanogo le 22 mars 2012 contre le régime du Président Amadou Toumani Touré au Mali,  et la conquête du Nord du Mali par des groupes djihadistes et indépendantistes, la République du Mali, dont l’existence même était menacée est devenue un foyer d’insécurité et une grande menace pour la stabilité et la paix au Sahel.  Cette situation est en partie expliquée par la fragilisation de la sécurité au niveau sahélo-saharien, conséquente à la crise en Libye et à sa gestion.

Le Niger, premier pays menacé par la présence de groupes armés dans le territoire autoproclamé de l’Azawad, se trouvait- face à un dilemme cornélien : Aider son voisin le Mali à recouvrer son intégrité territoriale au prix d’une guerre incertaine ou se contenter de sécuriser ses frontières avec le Mali au risque d’assister impuissant à la scission du Mali et à la création, à ses portes d’un Etat mafieux spécialisé dans le trafic de drogue et la monétisation des prises d’otages.

L'intégrité territoriale du Mali sera totale ou ne sera pas

Par Moctar KARIDJO

Il y a tout juste 20 jours, l'armée française lançait une opération militaire pour venir au secours de l'Etat malien qui était, d'après la France, sur le point de s'effondrer, après la conquête par les groupes armés du Nord de la bourgade de Konna. Risque réel de désintégration de l'Etat malien, qui depuis 10 mois ne contrôle qu'un tiers du territoire national, ou stratégie de communication pour légitimer l'intervention française au Mali, les avis sont divergents même si la majorité des Maliens comme des Africains saluent à juste titre l'aide apportée par la France au Mali. Si la France affirme s'être engagée sans intérêt et uniquement pour lutter contre le terrorisme et secourir un pays ami, nombre d'observateurs pensent que la France a agi pour défendre ses intérêts économiques et particulièrement énergétiques dans la région. L'avenir nous éclairera certainement sur les enjeux réels de cette guerre au Mali.

Appel aux Nigériens, à la veille des élections...

Drapeau du Niger

Le 31 janvier 2011, le peuple nigérien est appelé aux urnes, pour d’une part élire les membres du parlement et d’autre part choisir l’homme ou la femme qui, durant les cinq (5) années à venir, présidera aux destinées de notre pays, notre bien collectif le plus précieux.

Au regard de notre histoire récente et des derniers développements politiques, Cri de Cigogne juge utile de retracer les enjeux, rappeler les espoirs et prévenir des points qui nécessiteront une vigilance à propos de ces élections.

Après le coup d’Etat au Niger, réfléchir sur les perspectives d’un nouveau départ

Drapeau du NigerSuite au coup d’Etat du 18 février dernier mené par le « Conseil suprême pour la restauration de la démocratie » (CSRD) qui a déposé Mamadou Tandja, les Nigériens doivent s’atteler à reconstruire les bases d’une démocratie durable et d’un contexte favorable au développement. Plus que les interrogations sur la crise qui a précédé le coup d’Etat (deuxième partie de cet article), ou sur l’opportunité ou non du coup d’Etat (question non traitée dans cet article), les regards des Nigériens sont le plus profondément inquiets lorsqu’ils s’interrogent sur l’avenir (première partie de cet article).

Comment dépasser les inquiétudes, les tensions et les suspicions d’hier et d’aujourd’hui pour faire vivre demain un Niger serein ? Comment sortir de cette crise en reconstruisant et en consolidant de façon durable les acquis démocratiques ? Comment réfléchir sur un vrai départ garantissant les bases (institutionnelles, mais aussi populaires) et la vision nécessaire pour une expérience originale et efficace du développement ?

C’est sur ces questions que nous apportons dans ce qui suit des éléments de réflexion, et que nous invitons les Nigériens à réfléchir avec nous, dans la logique d’un débat national plus que jamais décisif, responsable et constructif

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