Détournement de fonds publiques

En d’autres maux…

Mots contre les mauxPar Mamane Oumarou


 

Les mots ont une force qui contraste bien avec la légèreté avec laquelle ils sont prononcés, ou la facilité avec laquelle ils sont écrits sur un bout de papier ou sur un écran.

Ils peuvent être à l’origine de la cohésion sociale de tout un peuple, comme ils peuvent être à l’origine de sa déliquescence.  C’est pour cela que dans certains cas, le silence est sage.

Dans la société, le « mot » devient un alibi pour agir. Au nom de la « liberté » ou du « droit » ou des « prérogatives », l’on est amené à prendre des décisions qui concernent des millions d’individus, sans qu’ils n’aient le choix de broncher. Au nom de la « démocratie », le « peuple » fait confiance et désigne des hommes et des femmes pour gérer ses affaires. Cette confiance est acquise (dans la plupart des cas) par la force des « mots » utilisés par les postulants lors des « campagnes électorales ». Ils deviennent alors des « élus ». Puis, ils ont accès aux biens publics ainsi qu’aux privilèges de la nation. Quelle force ils ont ? Les mots !

Dialogue entre une mère et ses enfants

Vieille dame NigerPar Mamane Oumarou


C’est avec difficulté qu’elle avance vers ses enfants. Tous réunis pour la circonstance. Elle a beaucoup de peine à prendre appui sur sa canne de fortune. Elle avance donc lentement. Très lentement.

Les enfants assis dans une salle modeste regardent leur vieille mère prendre place sur sa chaise poussiéreuse et qui ne tient que par quelques poutrelles en bois dont l’épaisseur diminue à l’épreuve du temps.

Elle les regarde, puis avec des yeux remplis de larmes, elle leur lance : « Vous m’avez déçue ! Vous m’avez déshonorée! Vous m’avez humiliée ! »

La corruption au Niger : obstacle majeur au développement

Panneau de sensibilisation contre la corruption à NiameyLe Niger est l'un des pays les plus pauvres du monde et la paupérisation s'est accentuée au fil des années malgré la multitude de projets financés afin d'améliorer la situation. Les conditions de vie de la population continueront certainement à se dégrader tant qu'il n'y aura pas une gestion sérieuse et rigoureuse des deniers publics et notamment tant que la gestion resterait toujours entachée par la corruption.

L’abus du pouvoir public (car c’est de cette catégorie de corruption dont il s’agira dans cette article) à des fins personnelles est un des obstacles majeurs au développement.

 

Un fléau terrible qui se banalise...

 

Pour financer des projets dans le cadre de l'amélioration des conditions de vie de sa population (infrastructures, éducation, santé, accès à l'eau potable,...), le Niger, comme la majorité des pays pauvres, fait appel à des bailleurs de fonds afin de contracter un prêt, qui engagera aussi bien les générations actuelles que futures. Il est tout simplement difficile pour une génération de comprendre qu’en dépit d'une extrême pauvreté dans laquelle elle a vu le jour et vit, elle doit porter la lourde tâche de rembourser des dettes. Cela est d’autant plus incompréhensible que cette dette ne sert en réalité qu’à une certaine catégorie de personnes.

 

 

 

 

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