Exode rural

Mendicité au Niger, un phénomène social choquant

Mendiant main tendue

Par Kadidia Ali Dialli

Quiconque s’est promené dans les villes du Niger a constaté la présence grandissante des mendiants aux coins des rues.

Ce phénomène social, certes universel, est particulièrement visible dans les rues de Niamey où les mendiants ont investi les places publiques, les carrefours, les feux optiques, les marchés, les rues.

On ne peut raisonnablement parler du phénomène de mendicité au Niger sans le mettre en perspective avec deux problèmes préoccupants majeurs : l’extrême pauvreté dans laquelle végète encore l’écrasante majorité de la population d’une part, et d’autre part, le sentiment que le combat contre cette pauvreté n’est pas à la hauteur du défi qu’elle représente.

Cependant la mendicité ne s’explique pas seulement dans toute son expression par la pauvreté. Des facteurs sociaux, culturels et une mentalité d’assistanat contribuent aussi à alimenter le phénomène.

Nombre de mendiants des rues du Niger sont des personnes handicapés. Ici le moindre handicap physique (handicapés moteurs, aveugles…) est un prétexte accepté de la société pour s’adonner à la mendicité. Par ailleurs un grand nombre de mendiants des villes sont des enfants venus du village étudier le coran. Ils sont confiés par leur parents à un maître qui les amène en ville et les jette dans la rue pour qu’ils mendient à son compte la journée ; ils étudient péniblement le coran le soir après leur dure journée dans les rues. D’autres enfants mendient également parce qu’ils n’ont plus que la rue comme famille ou repère. Enfin une partie des mendiants sont des personnes bien portantes ne souffrant ni d’handicap physique ni d’abandon familial, qui ont décidé consciemment d’en faire un véritable métier.

C’est cette catégorie de mendiants qui apparaît comme la plus moralement discutable. C’est de cette catégorie qu’il est question dans la suite de cet article.

Conférence Emigration clandestine au Niger : cas des victimes de Kantché

Emigration clandestine au Niger : cas des victimes de Kantché

Conférence organisée à Paris le 11 Janvier 2014 à Paris

 

Table de séance :

Agali MAINASSARA : Vice Coordonnateur DND-France : Modérateur

Seidik ABBA : Rédacteur en chef de Jeune Afrique : Conférencier

Mamane  Oumarou MAIRAGOUNA : Représentant CDC, Vice-président ANIF: Secrétaire

Nouhou Salifou JANGORZO : Coordonnateur Général DND-Europe : Président

 

La diaspora, la première concernée par ce phénomène, doit s’organiser et faire des propositions concrètes aux autorités afin de réduire les conséquences néfastes de l’émigration clandestine et mieux canaliser l’émigration afin qu’elle soit vecteur de développement pour le Niger. Dans le but de venir en aide aux familles de victimes dans le désert, la diaspora nigérienne (Europe et USA) a tenu une conférence de levée de fonds ce samedi 11 Janvier 2014. Les recommandations suivantes ont été faites :

Venir en aide aux familles des migrants originaires de Kantché décédés dans le désert en octobre 2013

Des organisations de la diaspora nigérienne présentent leurs condoléances au peuple nigérien suite au décès par déshydratation de 92 de nos compatriotes survenu début octobre 2013 dans le Sahara. Les victimes composées en majorité de femmes et d’enfants (ressortissants du département de Kantché) quittaient le Niger pour la recherche de situations meilleures en Algérie.

Agir pour juguler la crise alimentaire au Niger

Espoir contre sécheresse

Ceci est une campagne de Cri de Cigogne contre la crise alimentaire que traverse le Niger. C'est aussi un appel à mobilisation auprès de toutes les bonnes volontés.

 

Cette année encore la saison pluvieuse n’a pas été assez bonne pour permettre aux nigériens de couvrir l’essentiel de leur besoin alimentaire. Le pays accuse un déficit céréalier de plus de 500 000 tonnes, soit environ 14% de ses besoins annuels ; le bilan est négatif sur le plan pastoral également.

En conséquence de cette campagne agricole une fois de plus désastreuse, une situation alimentaire difficile se profile au Niger. En témoignent les signaux d’alarme lancés par le gouvernement nigérien, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et l’ONU entre autres.

Les données officielles sur l’ampleur et la répartition géographique des déficits alimentaire, pastoral et hydraulique ainsi que les actions curatives envisagées sont résumées ici.

Nous estimons que cette situation nous interpelle tous en tant que citoyens, et engage chacun de nous à l’action.

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