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Grève des Universités publiques du Niger : entre maladresse syndicale et gestion étatique peu habile de l’enseignement supérieur

université Niger

Par Abdoul-Aziz Saïdou


Plusieurs choses ont été écrites concernant le motif de la grève générale dans les Universités publiques du Niger, cette semaine. Il y a eu un préavis de grève du syndicat des enseignants-chercheurs  (le SNECS) qui, sans doute par erreur ou maladresse de communication, se limitait à "quémander" que des arriérés de salaires et des primes dans les Universités, au lieu de mentionner de façon concise mais claire les vraies préoccupations qui ont conduit les universitaires nigériens à aller en grève nationale.

Les maux de l’administration nigérienne

Niamey la nuit

Par Kadidiatou Ali Dialli


 

 

De nos jours, séjourner dans l’administration publique nigérienne, avec peu d’expérience, laissera un goût amer à toute personne critique.

Tout d’abord y trouver une place, est un problème ; la garder, ou comme disent les « niaméyens »  « percer » en est un autre.

Pour comprendre un instant ce système, il faut le connaitre : être dedans. Il faut être dans le réseau, sinon : on est « mal parti ». C’est triste, mais c’est comme cela. Etre dans le système revêt plusieurs facettes, toutes empreintes de compromission.

Les printemps de la jeunesse nigérienne

Jeunes nigériensPar Mamane Oumarou


 

Le printemps est cette période douce où les fleurs des arbres participent à la beauté du paysage. Il est souvent appelé la saison de l’espoir, car il précède l’été et ses jours ensoleillés. En somme, il représente le présent délicieux qui prépare un futur radieux.

Au Niger, comme partout, la jeunesse symbolise le printemps, à travers son état d’esprit et son niveau de maturité. Son état actuel présage du futur de la nation.

Cependant, la nature hétéroclite de la jeunesse nigérienne laisse entrevoir plusieurs printemps, dont il est difficile de savoir, aujourd’hui,

Dialogue entre une mère et ses enfants

Vieille dame NigerPar Mamane Oumarou


C’est avec difficulté qu’elle avance vers ses enfants. Tous réunis pour la circonstance. Elle a beaucoup de peine à prendre appui sur sa canne de fortune. Elle avance donc lentement. Très lentement.

Les enfants assis dans une salle modeste regardent leur vieille mère prendre place sur sa chaise poussiéreuse et qui ne tient que par quelques poutrelles en bois dont l’épaisseur diminue à l’épreuve du temps.

Elle les regarde, puis avec des yeux remplis de larmes, elle leur lance : « Vous m’avez déçue ! Vous m’avez déshonorée! Vous m’avez humiliée ! »

Vote qui tu veux, si tu veux...

Urne élections

Par Abdoul-Aziz Saïdou

[Ce jour de second tour des présidentielles au Niger, ce texte vient rappeler aux citoyens  la nécessité d’accompagner de façon responsable, au-delà du processus électoral, l’action des leaders qu’ils érigent à travers leur mandat, autour d’un futur dirigeant d’Etat, d’un futur opposant, ou autour d’acteurs publics indépendants... Pour une gouvernance politique rigoureuse, sous le contrôle de citoyens non naïfs, ayant le souci de l’usage objectif et sain de la puissance sociale qu’ils lèguent à des représentants politiques].

Vote qui tu veux, si tu veux ; cela est un droit, à ta discrétion. Aujourd’hui, pendant un instant. C'est ta part de pouvoir, en tant que composante du peuple. Tu la lègueras à un homme, ou un groupuscule. Sous forme de mandat présidentiel, peut-être. Ou sous forme de légitimité à faire la balance du pouvoir en tant qu'opposant significatif.

La quatrième voie ou la citoyenneté des sans-voix

Urne électionsPar Abdoul-Aziz Saïdou

Le processus démocratique est par essence celui de la diversité des opinions et des attitudes. L’analyse de la diversité des comportements citoyens lors du processus actuel au Niger révèle au moins quatre voies.

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